Le SorelTracy Magazine

Nouveau programme de récupération pour les piles,
cartouches et vieux cellulaires

par Jean Doyon

21 juin 2007 - Dorénavant, dans le Bas-Richelieu, l'on pourra se débarrasser des vieilles piles domestiques sèches, des cartouches d'imprimantes laser et à jet d'encre vide et des téléphones cellulaires usagés, grâce à un système de recyclage intéressant, une première au Québec. Près d'une trentaine de points de dépôts dans douze municipalités urbaines et rurales seront à la disposition de la population.

La MRC du Bas-Richelieu innove en instaurant sur son territoire son Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR). Les matières visées par ce programme seront recueillies au moyen d'un mobilier urbain d'origine italienne, le TRIBIN VP, conçu et distribué au Québec par la firme sherbrookoise Nova Envirocom, accessible dans une trentaine de points de dépôt mis en place dans les hôtels de ville des municipalités, au bureau administratif de la MRC ainsi que dans une quinzaine de commerces participants au programme. C'est d'ailleurs grâce à la participation financière de ces commerces à titre de commanditaires que l'achat des contenants de récupération a été rendu possible.

Pour éviter toute perte de liquides toxiques contenus dans ces résidus domestiques dangereux (RDD), trois cylindres ont été fabriqués en plastique résistant et ont été équipés d'un matériel absorbant disposé au fond de chaque compartiment. Chacun des compartiments est identifié au moyen de trois couleurs, soit le rouge, le vert et le gris.

La collecte des piles, des cartouches d'encre et des téléphones cellulaires aux différents points de dépôt sera assurée par la firme soreloise Conporec, partenaire majeur du programme de récupération. Le CFER Réalité-Jeunesse de Sorel-Tracy, autre partenaire majeur, a accepté au printemps dernier de travailler à la mise sur pied de ce projet en triant et en acheminant par la suite les matières auprès des entreprises identifiées par la MRC. « La garantie de reprise et la facilité potentielle de récupérer les piles, les cartouches d'encre et les téléphones cellulaires ont motivé ce choix de matières », a confirmé le conseiller en gestion des matières résiduelles de la MRC, Léo Fradette.

« Avec un contenant beaucoup plus attrayant et une publicisation accentuée, la récupération des RDD sera désormais plus performante que jamais sur le territoire bas-richelois, croit le préfet de la MRC, Olivar Gravel. Bien ancrée dans les priorités du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR), cette récupération améliorée de RDD permettra de réduire au maximum l'enfouissement de ces matières nocives pour l'environnement ».

« Il est cependant déplorable de constater qu'au Québec, les municipalités doivent elles-mêmes initier aux frais des contribuables ce type de programme de récupération alors que sur le continent européen, les fabricants partagent cette responsabilité afin de trouver le procédé approprié de récupération et de mise en valeur de leurs produits », a spécifié le conseiller en gestion des matières résiduelles de la MRC et initiateur du programme de récupération, M. Léo Fradette.