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Les changements climatiques sont un défi majeur pour l’humanité au 21e siècle. Un des secteurs qui pourrait se voir particulièrement affecté par cette problématique dans les années à venir est celui de l’alimentation. Comment est-ce que le réchauffement de la planète va influencer la nourriture que nous consommons? Que pouvons-nous faire pour minimiser les répercussions? Si ces questions vous interpellent, nous vous proposons dans cet article quelques pistes de réflexion. 

 

L’agriculture à l’ère des changements climatiques

Avec l’arrivée massive de méthodes de production industrielle dès la fin du 18e siècle, les activités humaines ont atteint un niveau de grandeur qui interfère avec les cycles naturels de la planète. Le principal enjeu de ces activités est l’émission de gaz à effet de serre (GES), qui entraîne une augmentation de la température moyenne de la Terre. Non seulement les humains produisent plus de GES, mais la déforestation et la destruction d’habitats naturels réduit la capacité des poumons de la Terre à transformer le CO2 en oxygène par la photosynthèse. 

Les changements climatiques se traduisent d’abord par une augmentation de la fréquence et de l’ampleur des intempéries et des catastrophes naturelles, qui affectent les productions agricoles. Les chaudes températures créent des sécheresses, des inondations, des ouragans et plusieurs autres événements pouvant nuire aux récoltes. 

 

De l’accessibilité au luxe 

Nous vivons à une ère ou accessibilité et abondance sont la norme. Même au milieu de l’hiver, il est possible de trouver par exemple des tomates et des fraises en épicerie grâce à la mondialisation. Cependant, ce mode de consommation contribue au réchauffement climatique et ne sera pas durable sur le long terme.  Par ailleurs, il est prévu que la population atteigne les 9 milliards pour 2050. Selon un rapport de l’Organisations des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cela signifie que la production alimentaire devra augmenter de 70% pour répondre aux besoins d’une population grandissante et urbaine.

Les intempéries et autres problèmes climatiques provoqueront un manque de disponibilité de certains aliments. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les changements climatiques pourraient entraîner des baisses de rendement dans le secteur alimentaire de 10 à 25 pour cent (FAO). Cela veut dire que la variété d’aliments disponibles se verra restreinte, et que les prix augmenteront. Des produits qui sont aujourd’hui considérés des biens de consommation courante deviendront un luxe. Par ailleurs, la qualité des aliments sera amoindrie, tout comme leur valeur nutritionnelle. 

 

Des solutions individuelles et collectives pour une alimentation durable 

Afin de minimiser l’impact des changements climatiques sur l’alimentation, tout en respectant les ressources de la planète, des actions doivent être prises dès maintenant. Face à cette urgence climatique, le travail doit se faire en deux temps : de façon individuelle et de façon collective. 

Sur le plan individuel, il est recommandé de tendre vers une alimentation locale et saisonnière qui privilégie les aliments à base de végétaux.  Acheter local et saisonnier permet de réduire considérablement l’empreinte carbone, puisque les produits n’ont pas parcouru de longues distances avant d’arriver dans votre assiette. Pour savoir quels produits sont en saison, nous vous recommandons de consulter cet article du Fonds de solidarité FTQ. Porter une attention particulière au régime alimentaire est également important. Selon la FAO, l’élevage est à l’origine de près des deux tiers des GES d’origine agricole et de 78 pour cent des émissions agricoles de méthane. La diminution de consommation de viande, sans nécessairement devenir végétarien, est donc un geste bénéfique pour l’environnement, tel qu’expliqué dans cet article de la Fondation David Suzuki. De plus, déployer des efforts pour contrer le gaspillage alimentaire à la maison est un pas significatif à prendre.

Sur le plan collectif, il faut travailler ensemble pour soutenir des actions contre la dégradation des sols, le gaspillage alimentaire et les émissions de GES du secteur agricole. Soutenir des initiatives en développement durable et exercer son pouvoir citoyen pour influencer les gouvernements est également pertinent.  

Pour plus d’astuces sur l’adoption d’une alimentation plus durable, consultez notre article sur la gastronomie durable.  

Les changements climatiques auront plusieurs conséquences sur l'industrie alimentaire