Réduction des émissions de GES : pourquoi est-ce important de faire notre part en tant que petite entreprise québécoise ?

Réduction des émissions de GES : pourquoi est-ce important de faire notre part en tant que petite entreprise québécoise ?

La réduction des gaz à effet de serre (GES) est l’un des quatre enjeux priorisés dans la démarche écoresponsable de NOVA envirocom. Dans cette optique, nous avons développé plusieurs projets et mis en place certaines mesures visant à quantifier et à suivre nos émissions. Notre but? Mieux les réduire et les compenser. Grâce à cette volonté, nous participons aux objectifs de réduction gouvernementaux du Québec. Ceux-ci visent à diminuer les émissions totales de la province de 37,5 % d’ici 2030. Mais pourquoi nous sommes-nous engagés à participer à cet objectif ? Et surtout, pourquoi est-il crucial pour les entreprises de faire de même ?

D’abord, qu’est-ce que l’effet de serre et le réchauffement climatique ?

L’effet de serre est un phénomène naturel : la lumière émise par le soleil permet de réchauffer notre planète, mais cette chaleur a tendance à s’échapper vers l’espace. Les gaz à effet de serre (GES) contenus dans notre atmosphère, dont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et la vapeur d’eau (H2O), créent une couche isolante qui emprisonne la chaleur. Ce phénomène permet de conserver la température moyenne de la Terre à 15 °C. Sans ces gaz, elle chuterait à environ -18 °C, ce qui serait trop froid pour maintenir la biodiversité actuelle.

Or, 97 % des scientifiques affirment que la terre subit actuellement un réchauffement climatique important et accéléré. Ce réchauffement est principalement attribué aux activités humaines qui émettent de fortes concentrations de GES dans l’atmosphère. Nous pouvons penser à la combustion du pétrole, la déforestation ou l’agriculture intensive. Depuis la fin du 19e siècle, la concentration du CO2 est passée de 280 parties par million (ppm) à plus de 415 ppm en 2020. Il s’agit du plus haut taux jamais enregistré depuis le début des premiers relevés dans les années 50.

Ce réchauffement climatique menace les conditions de vie qui nous permettent de prospérer sur la Terre. Les épisodes de canicules et d’inondations sont de plus en plus fréquents, le niveau des océans monte rapidement tout comme leur niveau d’acidification, la banquise de l’Arctique disparaît peu à peu… Tous ces phénomènes ont des conséquences graves et néfastes sur les écosystèmes, notre santé et notre économie. Des mesures doivent donc être rapidement mises en place pour réduire considérablement nos émissions de GES.

Le rôle des entreprises : le développement du marché du carbone au Québec

Pour répondre à cet enjeu, le Québec a créé en 2013 le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (SPEDE). Le SPEDE a été mis en place afin d’inciter les entreprises et les citoyens à changer leurs pratiques et leurs comportements afin de réduire les émissions de GES de la province. Ce système est aussi connu comme étant le marché du carbone.

Cependant, ce ne sont pas toutes les entreprises qui doivent y participer. En effet, le Règlement sur la déclaration obligatoire de certaines émissions de contaminants dans l’atmosphère, qui est lié à la Loi sur la qualité de l’environnement, oblige les organisations qui émettent 10 000 tonnes métriques ou plus en équivalent CO2 (tm éq. CO2) par année à déclarer leurs émissions atmosphériques annuellement. Les entreprises visées par ce règlement sont surtout les grandes industries, le secteur de la production de l’électricité ainsi que les distributeurs de carburant et de combustible. Seuls les entreprises ou les autres établissements qui émettent plus de 25 000 tm éq. CO2 par année doivent obligatoirement s’inscrire au SPEDE, selon le Règlement concernant le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre. Les autres entreprises peuvent s’inscrire au SPEDE de manière volontaire.

Le fonctionnement du SPEDE pour les nuls

En résumé, voici comment le SPEDE fonctionne. Le gouvernement du Québec détermine un plafond d’émissions de GES qui diminue progressivement chaque année. Imaginez ce que ce plafond est une immense pizza qui sera ensuite partagée entre les entreprises assujetties au SPEDE. Le gouvernement leur donne une portion de ce plafond, donc de cette pizza, en leur attribuant un certain nombre de droits d’émissions. Ces droits d’émission, qui sont aussi appelés des quotas, représente un droit de polluer. Subséquemment, chaque entreprise possède une part de la pizza et les quotas représentent les bouchées qu’elles peuvent consommer.

Pour être conformes à la loi, les entreprises participantes ne doivent pas dépasser les quotas qui leur ont été attribués. Elles doivent donc tenter de ne pas manger toute leur part de pizza et de laisser des bouchées de côté pour réduire leurs émissions. Les entreprises qui atteignent cet objectif peuvent vendre les quotas non utilisés – ou les bouchées qu’elles ont laissées de côté – dans le marché du carbone. Les entreprises gloutonnes, qui n’ont pas su respecter la limite d’émissions de GES déterminée, doivent donc acheter les quotas supplémentaires utilisés aux entreprises qui ont réussi à réduire leurs émissions. Autrement dit, en réduisant leurs émissions de GES, les entreprises peuvent obtenir des bénéfices économiques. Une tonne d’équivalent CO2 se vend actuellement environ 18 $.

Qui vend réellement les quotas?

Il est à noter que ces quotas ne sont pas donnés gratuitement, à l’exception de quelques secteurs jugés sensibles à la compétition nationale et internationale. Il s’agit de secteurs comme l’extraction minière (en excluant le gaz et le pétrole), l’électricité et certaines entreprises de production. L’offre et la demande déterminent le prix des quotas et, par le fait même, le prix du carbone. L’argent dépensé par les entreprises pour acheter leurs quotas est collecté par le gouvernement du Québec, qui le verse dans le Fonds vert du Québec. Ce fonds est consacré aux programmes ou autres projets qui permettent de lutter contre les changements climatiques.

Mais quelle est notre responsabilité en tant que petite entreprise pour réduire les émissions de GES?

Malgré la mise en place de ce marché, le dernier inventaire des émissions de GES du Québec (2017) stipule que les émissions totales de la province se chiffraient à 78,6 Mt éq. CO2, ce qui équivaut à une diminution de seulement 8,7 % depuis 1990. Ce chiffre est loin de l’objectif de l’année 2020, qui était de diminuer les émissions de GES de 20 %. Si nous désirons atteindre nos objectifs, il faudra plus que le marché du carbone dans sa forme actuelle pour y parvenir.

Étant donné que NOVA envirocom est une entreprise qui produit moins de 10 000 tm éq. CO2 par année, elle n’est pas assujettie au SPEDE. Actuellement, il n’existe donc aucune réglementation qui incite ou qui oblige ce type d’entreprises à réduire ou à compenser ses émissions. Afin de participer à la lutte contre les changements climatiques, la direction de NOVA envirocom a donc décidé d’agir proactivement.

La contribution de NOVA envirocom dans la lutte aux changements climatiques

Depuis 2018, l’entreprise quantifie et suit ses émissions en réalisant un bilan carbone de manière annuelle. Cela lui permet de connaître sa performance et de suivre sa progression, tout en réalisant des projets de réduction et de compensation de ses émissions de GES. Par exemple, l’entreprise a fait l’acquisition d’une voiture électrique pour effectuer ses livraisons locales. La majorité des employés travaillent également de leur domicile, ce qui permet de réduire leurs émissions liées au transport. En plus, l’entreprise privilégie l’achat de produits provenant de fournisseurs locaux. La direction a également décidé de compenser ses émissions auprès du programme de Planetair.

Nous sommes fiers de nos actions et nous vous encourageons tous et toutes à faire de même pour assurer un meilleur avenir aux générations actuelles et futures.

Pour plus d’informations sur la démarche écoresponsable de NOVA envirocom, consultez notre rapport d’écoresonsabilité annuel.

Article rédigé par Marie-Philippe Perrault-Brière, Conseillère en stratégie d’écoresponsabilité (ADDERE service-conseil), et édité par Simon-Pierre Lussier de chez NOVA envirocom 

Héros de l’alimentation au quotidien

Héros de l’alimentation au quotidien

La Journée mondiale de l’alimentation est célébrée chaque année le 16 octobre depuis la création de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En 2020, elle revêt d’une signification toute particulière alors que la FAO célèbre son 75e anniversaire d’existence. Plus qu’une simple date, cette journée souligne la mission que la FAO poursuit au quotidien. Celle d’assurer une alimentation plus saine, équitable et durable à l’échelle planétaire. 

C’est dans cet esprit que l’équipe de NOVA envirocom s’est entretenue avec des organismes locaux qui oeuvrent dans le secteur alimentaire. Nous voulons vous proposer un portrait de ces héros de l’alimentation qui nous entourent au quotidien. 

Diane Lafond, Chef cuisinière à la Popote roulante de Sercovie 

Diane Lafond travaille comme cuisinière depuis plus de 30 ans auprès de clients ayant de besoins particuliers. Elle a travaillé dans des CHSLD, des écoles privées et maintenant avec Sercovie. Cet organisme propose un service de maintien à domicile pour les aînés. Chaque semaine, elle distribue 550 repas chauds par jour et de 150 à 200 repas congelés dans les emballages de NOVA envirocom. 

Avec la pandémie, Sercovie a perdu un grand nombre de bénévoles, puisque la plupart sont âgés de 70 ans et plus. L’équipe a malgré tout réussi à adapter sa façon de travailler pour subvenir aux besoins de la clientèle. Le principal défi dans le domaine reste d’aller chercher l’argent, puisque: l’organisme est autofinancé à 70%. 

Pour soutenir la mission de Sercovie, vous pouvez effectuer un don ou donner de votre temps en devenant bénévole. 

 

Éric Vachon, Représentant porte-parole à SOS Dépannage Granby

Depuis plus de 5 ans, Éric Vachon travaille à la banque alimentaire SOS Dépannage Granby. Il y côtoie des personnes qui n’ont pas les moyens de maintenir une alimentation suffisante et équilibrée. Il s’agit pourtant d’un besoin primaire qui est à la base même de toutes les activités quotidiennes « Si on ne mange pas, on ne vit pas », s’exclame-t-il. Les personnes qui ont recours aux services de l’organisme traversent des moments particulièrement difficiles. Pouvoir les aider à combler un besoin primaire est hautement gratifiant. Plus encore, le fait de voir ces réalités lui permet de mieux apprécier les différents aspects de sa vie quotidienne. 

Dans la situation actuelle, il y a moins de personnel, moins de bénévoles, et l’équipe doit tout gérer même si les tâches sont plus lourdes. Une éclosion dans une banque alimentaire serait désastreuse, le respect des règles sanitaires est donc primordial. Les employés de l’organisme doivent également rester à l’affût de l’évolution de la situation pour s’ajuster et pouvoir continuer à remplir sa mission. Malgré les temps difficiles, la pandémie a mis en lumière une solidarité incroyable de la part de différents commerces locaux et de la population. 

Et que peuvent faire les citoyens pour aider? 

Éric Vachon lance un cri du coeur : gardez les yeux ouverts! Il invite les citoyens et citoyennes à être attentifs aux signes de personnes de leur entourage qui seraient en besoin de nourriture. Il est important de les inciter à visiter des banques alimentaires. Plusieurs refusent d’avoir recours à cette aide parce qu’ils ne veulent pas piler sur leur orgueil. Parfois un simple encouragement peut faire la différence. Les dons monétaires aux organismes comme SOS Dépannage Granby sont également un moyen efficace de contribuer à la mission alimentaire. 

Frédéric Lacroix, Coordonnateur du Frigo Free Go de l’Université de Sherbrooke 

La réduction du gaspillage alimentaire est un enjeu qui tient à coeur à Frédéric Lacroix. Frédéric s’implique bénévolement au Frigo Free Go de l’Université de Sherbrooke depuis 2019 et il est maintenant coordonateur. Ce comité étudiant a mis en place un système par lequel des bénévoles récupèrent des produits invendus de certains commerçants pour les redistribuer à la population. Ils les placent ainsi dans des frigos communautaires, où les citoyens et citoyennes peuvent en bénéficier. Les frigos sont fermés en raison de la pandémie, néanmoins le comité continue sa mission en apportant quotidiennement des denrées à la banque alimentaire Moisson Estrie.

Frédéric s’implique dans cette cause pour essayer le plus possible d’éviter le gaspillage alimentaire à l’échelle locale. Il s’implique également parce qu’il est amené à faire des rencontres et des échanges avec les membres de la communauté étudiante et les Éco-partenaires afin de discuter d’enjeux liés au gaspillage alimentaire. Il tient d’ailleurs à souligner que tous ceux et celles qui s’impliquent bénévolement pour aller chercher les denrées sont les réels héros de l’alimentaire. Sans leur support quotidien, la réduction du gaspillage alimentaire à Sherbrooke ne serait pas possible dit-il.

Conseils de Fédéric 

Frédéric invite les citoyens et citoyennes à faire de leur part au quotidien en planifiant les épicieries et les recettes à la semaine afin d’éviter l’oubli d’aliments dans le figo, et par le fait même réduire le gaspillage alimentaire.

Historique de la Journée mondiale de l’alimentation 

La FAO a été créée à Québec le 16 octobre 1945, date qui est devenue la Journée mondiale de l’alimentation. L’objectif de cette journée est de mettre de l’avant des initiatives à travers le monde visant à rendre les systèmes alimentaires plus résilients et à rendre une alimentation saine et durable plus accessible. Depuis 1981, une thématique est désignée chaque année pour orienter la réflexion et encourager les différents organismes et instances gouvernementales à organiser des évènements en conséquence. 

Vous aimeriez en apprendre plus sur des enjeux liés à l’alimentation? Ces articles de notre EnviroBlogue pourraient vous intéresser! 

Image: Frédéric Lacroix, coordinateur du Frigo Free go de l’Université de Sherbrooke, récupère des invendus pour les redistribuer auprès de la population. Crédit Photo: Maria Camila Gallego.

Restauration: 5 conseils pour se préparer au deuxième confinement

Restauration: 5 conseils pour se préparer au deuxième confinement

Alors que la deuxième vague de la COVID-19 s’installe, une fermeture des salles de restaurant est à prévoir. Voici donc quelques conseils pour vous aider à solidifier votre présence auprès des clients en temps de confinement. 

 

1. Rendez votre offre « à emporter » la plus attrayante possible. 

 

Tous les regards seront tournés vers la restauration à emporter, n’hésitez pas à prendre des initiatives qui vous démarqueront de vos compétiteurs! Consultez notre article de blogue Innover dans l’univers du take-out pour des idées inspirantes. 

 

En plus de travailler sur la forme de votre offre, le contenu n’est pas à négliger! Osez changer ou élargir les menus pour s’adapter au types de repas qui sont les plus demandés par les clients pour consommer dans leur confort de leur foyer. Une offre spéciale de repas réconfortants, par exemple, pourrait connaître un bel accueil alors que la population est marquée par la nervosité et l’incertitude de la situation mondiale.Vous pourrez même lancer des sondages sur vos médias sociaux ou contacter directement certains clients pour leur demander quels items ils aimeraient voir sur le menu à emporter pendant que le restaurant est fermé. 

 

2. Montrez l’arrière-scène de votre entreprise 

 

En temps de confinement, mettre de l’avant le côté humain de votre entreprise peut être une stratégie très payante. Avec la réduction des interactions sociales, les consommateurs ont moins de raisons de déguster de repas tout prêts. Profitez-en pour leur donner des raisons d’encourager votre restaurant.   Parlez de votre histoire, de vos  employés, d’anecdotes croustillantes derrière la création de vos spécialités!  Autrement dit, gardez vivant le contact humain même lorsque les clients ne peuvent pas vous voir. 

 

Il pourrait également être intéressant de créer des cartes personnalisées à inclure avec les commandes pour remercier les clients de leur achat et pour donner des informations supplémentaires sur le restaurant et les produits offerts. 

 

3. Prévoyez assez de contenants 

 

Imaginez que vos plats se vendent avec succès, mais que vous manquez de contenants. Frustrant, n’est-ce pas ? Prévoir vos achats pour avoir assez d’emballages est un investissement judicieux autant en termes de temps que d’argent. Gardez en tête que les contenants, même lorsqu’ils sont compostables, peuvent être entreposés pour de longues périodes de temps et réutilisés plus tard. 

Produits vedette pour la livraison de repas: 

 

4. Diversifiez vos collaborations et partenariats 

 

Il est temps plus que jamais de se serrer les coudes! Songez à vous associer à des fermiers de la région et autres acteurs locaux pour bonifier votre offre. Comme nous l’avons vu avec le premier confinement, les consommateurs seront plus portés à encourager des initiatives locales, et des collaborations sont des occasions uniques d’augmenter votre notoriété tout en créant des alliés dans l’industrie. 

 

5. Publicisez votre offre

 

Si vous ne faisiez pas des repas pour emporter auparavant, il sera primordial d’informer votre clientèle de ce nouveau service. Les consommateurs ne penseront pas nécessairement à se renseigner sur les changements des restaurateurs en temps pandémie. Réseaux sociaux, infolettres, affiches… optimisez vos chances de vous démarquer!

Comment réduire le gaspillage alimentaire?

Comment réduire le gaspillage alimentaire?

Le 29 septembre 2020 était soulignée pour la toute première fois la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture. L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a profité de cette occasion pour inciter les particuliers, les entreprises ainsi que les États à poser des gestes pour contrer cette problématique. Le contexte de pandémie tend par ailleurs à aggraver le gaspillage alimentaire, d’où l’urgence de se pencher sur la situation. Quels en sont les principaux enjeux? Que peuvent faire les acteurs de l’industrie de la restauration pour y remédier? Nous vous proposons ici quelques pistes de réflexion. 

 

Une problématique qui en cache plusieurs autres

 

Le gaspillage alimentaire entraîne des pertes financières pour les entreprises, mais il a aussi un impact négatif sur l’environnement. Patrick Cortbaoui, associé universitaire de l’École de nutrition humaine de l’Université McGill, explique: « La perte de nourriture n’est pas seulement une perte de la quantité de nourriture, mais aussi une perte des ressources naturelles nécessaires pour produire cette nourriture.» Ainsi, on doit également tenir compte de l’eau et de l’électricité gaspillée, ainsi que des emballages alimentaires impliqués dans le processus de mise en marché.  Sans oublier que le transport de ces produits vient avec une importante empreinte carbone. 

Le gaspillage alimentaire est donc une dimension importante à considérer pour toute entreprise dans le secteur de la restauration voulant se doter d’une démarche écoresponsable. 

 

5 pratiques anti-gaspillage pour les restaurateurs

 

Selon un sondage effectué par La Tablée des Chefs et par l’Association Restauration Québec (ARQ) en 2016, 12 % des répondants n’avaient aucune pratique particulière pour utiliser leurs surplus alimentaires, et plus de 70% n’en faisaient pas la redistribution auprès d’organismes communautaires. Alors, quelles sont les pratiques qui peuvent permettre aux restaurateurs de réduire le gaspillage alimentaire?

 

  • Menus du jour et menus créatifs : offrir de nouveaux plats spontanés aux clients représente un risque que tous les restaurateurs ne sont pas prêts à prendre. Il  s’agit toutefois d’un moyen efficace pour utiliser les restants de nourriture. Vous pouvez même faire la promotion de ces plats comme étant « anti-gaspillage », montrant ainsi aux clients que cette problématique vous tient à coeur. 
  • Offres spéciales : certains restaurateurs ou traiteurs offrent des produits de la veille à prix réduit, un excellent moyen d’écouler les surplus et de faire le bonheur de certains clients. 
  • Redonner à la communauté: établir des partenariats avec des organismes communautaires comme des banques de dépannage alimentaire (ex: Moisson Estrie) ou les frigos de type Free go représentent un excellent moyen de contrer le gaspillage alimentaire. Même si cette stratégie ne rapporte pas d’avantages sur le plan financier, elle revêt d’une grande valeur sociale qui est appréciée par les clients. Pensez à mettre en lumière ces initiatives à travers les réseaux sociaux de votre entreprise! 
  • Gâter les employés : les employés font vivre le restaurant, et lorsqu’ils sont satisfaits, l’entreprise en bénéficie. Ils seront par exemple plus enclins à en parler positivement à leur entourage. Leur donner la possibilité d’apporter des plats à la maison à la fin de la journée est donc un bon moyen d’écouler les surplus tout en favorisant le sentiment d’appartenance des employés. 
  • Repenser son approvisionnement :  bien qu’il existe plusieurs moyens d’optimiser l’utilisation des surplus alimentaires, il peut être tout aussi judicieux de repenser l’approvisionnement pour éviter les pertes d’aliments. 

 

Réduire le gaspillage alimentaire à la maison 

Une partie du gaspillage alimentaire se produit directement à la maison. Voici donc quelques conseils pour réduire les pertes de nourriture dans votre cuisine:

  • Planifier les repas :  avoir une idée globale du menu de la semaine permet d’acheter ce qui est vraiment nécessaire et ainsi éviter que les aliments finissent périmés au fond du frigo. Évitez aussi de vous rendre à l’épicerie le ventre vide, qui occasionne facilement des achats impulsifs d’aliments que l’on ne consommerait pas d’habitude! 
  • Cuisiner les restes : soyez créatifs! Assemblez des lunchs avec des restants du frigo, vous découvrirez sans doute des combinaisons tout aussi surprenantes que délicieuses.  
  • Partager : vous cuisinez de grandes portions que vous n’êtes pas certain de consommer au complet? Pensez à en partager avec de la famille ou des amis! Vous ferez le bonheur de quelques-uns, tout en évitant de jeter les restants,
  • Congeler: la congélation est un allié puissant lorsque vient le temps de réduire le gaspillage alimentaire. Et quoi de mieux que d’avoir un repas presque prêt les soirs où l’on n’a pas envie de cuisiner? 

 

Une ressource précieuse pour réduire le gaspillage alimentaire est le site Sauve ta bouffe, qui propose une panoplie d’outils et d’idées, ainsi que des guides pour mieux conserver différents types d’aliments. 

Plus globalement, l’adoption d’une gastronomie durable est un excellent moyen de réduire son empreinte écologique en ce qui à trait à l’alimentation. Retrouvez ici nos 10 meilleurs conseils pour vous initier à l’art de vous nourrir de façon écoresponsable.

Innover dans l’univers du take-out 

Innover dans l’univers du take-out 

La crise de la COVID-19 a fait tourner de nouveaux regards vers la consommation à emporter, le take-out, qui est devenue pour plusieurs restaurateurs la seule voie de survivre en temps de pandémie. Se démarquer dans le monde du take-out se relève un défi de taille; la créativité et l’innovation sont clé. Dans cet article, on vous propose un bref survol de l’histoire du take-out ainsi quelques idées de différents endroits du monde qui pourront vous inspirer à amener votre offre à un autre niveau. 

 

Le take-out au fil du temps

Saviez-vous que le concept du take-out remonte à l’Antiquité? À Pompeï, des comptoirs appelées thermopolia permettaient aux citoyens d’acheter de la nourriture préparée pour la consommer ailleurs à Pompeï, des comptoirs appelées thermopolia permettaient aux citoyens d’acheter de la nourriture préparée pour la consommer ailleurs. Au Moyen-âge, des vendeurs de rue parcouraient les villages en offrant divers produits prêts à la consommation. Toutefois, ces vendeurs ne jouissaient pas particulièrement d’une bonne réputation, surtout auprès des classes plus aisées. C’est surtout avec la Révolution industrielle que le take-out va se démocratiser. Alors que l’exode rural amène de nombreux travailleurs vers les usines de la ville, les mets à emporter offraient une solution simple et nutritive pour compléter l’alimentation souvent médiocre des ouvriers. 

De nos jours, le take-out est devenu un incontournable dans plusieurs foyers. Il permet d’économiser du temps et de l’énergie, tout en allant chercher un repas nutritionnellement complet. Une grande liberté est aussi offerte par rapport au lieu de consommation, puisque les clients peuvent , que ce soit sur la route, dans un parc ou alors dans le confort de leur salon. Ces caractéristiques sont importantes à garder à l’esprit, puisqu’elles peuvent devenir des piliers d’innovation dans le monde du take-out. 

 

Libérer le potentiel du take-out 

Pour plusieurs consommateurs, le take-out permet d’allier diverses expériences à la satisfaction d’un bon repas préparé avec soin au restaurant. C’est pourquoi certains restaurateurs prennent les devants en articulant leur offre autour de thématiques précises. Autrement dit, ils proposent aux consommateurs un contexte favorable pour créer des ambiances spécifiques. Au Texas, par exemple, une compagnie offre des « Date Night Boxes », spécialement pensées pour un repas entre amoureux.   (Food Network, 2020)  D’autres restaurants se penchent sur différentes thématiques, comme le sport, ou alors le cinéma – ils en profitent même pour glisser des recommandations de films. Les possibilités sont infinies! Ces idées deviennent particulièrement pertinentes en temps de confinement, alors que certains consommateurs préfèrent éviter se rendre directement au restaurant. 

Une autre tendance observée est l’ajout d’objets extras aux commandes à emporter.  En Pennsylvanie, par exemple, le Notch Modern Kitchen and Bar offre un crayon désinfectant à ses clients avec les commandes. (Food Network, 2020) Cet outil promotionnel est à la fois pratique et facile à transporter, ce que les clients apprécient beaucoup.

 

Initiatives pour promouvoir le take-out ici 

Dans la foulée de la Covid-19, plusieurs initiatives ont surgi pour mettre en valeur le take-out des restaurants locaux. À l’échelle nationale, le site Canada Takeout propose une carte interactives des restaurants offrant des mets à emporter. Des thématiques sont proposées les mercredis afin d’encourager les canadiens à commander auprès des restaurants enregistrés. Par exemple, les 23 et 30 septembres sont signés “Tex Mex”, alors que les 7 et 14 octobre sont des journées Pizza. Les restaurateurs peuvent s’inscrire gratuitement afin que leur commerce soit affiché en remplissant ce formulaire. À l’échelle provinciale, le site Trouve ton takeout propose également une carte interactive pour faciliter la recherche de restaurants offrant des mets à emporter. 

Les contenants pour le take-out ont aussi suivi l’évolution, ils sont nombreux et il est parfois difficile de s’y retrouver. Voici quelques articles de blogue pour vous aider!