Restauration: 5 conseils pour se préparer au deuxième confinement

Restauration: 5 conseils pour se préparer au deuxième confinement

Alors que la deuxième vague de la COVID-19 s’installe, une fermeture des salles de restaurant est à prévoir. Voici donc quelques conseils pour vous aider à solidifier votre présence auprès des clients en temps de confinement. 

 

1. Rendez votre offre « à emporter » la plus attrayante possible. 

 

Tous les regards seront tournés vers la restauration à emporter, n’hésitez pas à prendre des initiatives qui vous démarqueront de vos compétiteurs! Consultez notre article de blogue Innover dans l’univers du take-out pour des idées inspirantes. 

 

En plus de travailler sur la forme de votre offre, le contenu n’est pas à négliger! Osez changer ou élargir les menus pour s’adapter au types de repas qui sont les plus demandés par les clients pour consommer dans leur confort de leur foyer. Une offre spéciale de repas réconfortants, par exemple, pourrait connaître un bel accueil alors que la population est marquée par la nervosité et l’incertitude de la situation mondiale.Vous pourrez même lancer des sondages sur vos médias sociaux ou contacter directement certains clients pour leur demander quels items ils aimeraient voir sur le menu à emporter pendant que le restaurant est fermé. 

 

2. Montrez l’arrière-scène de votre entreprise 

 

En temps de confinement, mettre de l’avant le côté humain de votre entreprise peut être une stratégie très payante. Avec la réduction des interactions sociales, les consommateurs ont moins de raisons de déguster de repas tout prêts. Profitez-en pour leur donner des raisons d’encourager votre restaurant.   Parlez de votre histoire, de vos  employés, d’anecdotes croustillantes derrière la création de vos spécialités!  Autrement dit, gardez vivant le contact humain même lorsque les clients ne peuvent pas vous voir. 

 

Il pourrait également être intéressant de créer des cartes personnalisées à inclure avec les commandes pour remercier les clients de leur achat et pour donner des informations supplémentaires sur le restaurant et les produits offerts. 

 

3. Prévoyez assez de contenants 

 

Imaginez que vos plats se vendent avec succès, mais que vous manquez de contenants. Frustrant, n’est-ce pas ? Prévoir vos achats pour avoir assez d’emballages est un investissement judicieux autant en termes de temps que d’argent. Gardez en tête que les contenants, même lorsqu’ils sont compostables, peuvent être entreposés pour de longues périodes de temps et réutilisés plus tard. 

Produits vedette pour la livraison de repas: 

 

4. Diversifiez vos collaborations et partenariats 

 

Il est temps plus que jamais de se serrer les coudes! Songez à vous associer à des fermiers de la région et autres acteurs locaux pour bonifier votre offre. Comme nous l’avons vu avec le premier confinement, les consommateurs seront plus portés à encourager des initiatives locales, et des collaborations sont des occasions uniques d’augmenter votre notoriété tout en créant des alliés dans l’industrie. 

 

5. Publicisez votre offre

 

Si vous ne faisiez pas des repas pour emporter auparavant, il sera primordial d’informer votre clientèle de ce nouveau service. Les consommateurs ne penseront pas nécessairement à se renseigner sur les changements des restaurateurs en temps pandémie. Réseaux sociaux, infolettres, affiches… optimisez vos chances de vous démarquer!

Comment réduire le gaspillage alimentaire?

Comment réduire le gaspillage alimentaire?

Le 29 septembre 2020 était soulignée pour la toute première fois la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture. L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a profité de cette occasion pour inciter les particuliers, les entreprises ainsi que les États à poser des gestes pour contrer cette problématique. Le contexte de pandémie tend par ailleurs à aggraver le gaspillage alimentaire, d’où l’urgence de se pencher sur la situation. Quels en sont les principaux enjeux? Que peuvent faire les acteurs de l’industrie de la restauration pour y remédier? Nous vous proposons ici quelques pistes de réflexion. 

 

Une problématique qui en cache plusieurs autres

 

Le gaspillage alimentaire entraîne des pertes financières pour les entreprises, mais il a aussi un impact négatif sur l’environnement. Patrick Cortbaoui, associé universitaire de l’École de nutrition humaine de l’Université McGill, explique: « La perte de nourriture n’est pas seulement une perte de la quantité de nourriture, mais aussi une perte des ressources naturelles nécessaires pour produire cette nourriture.» Ainsi, on doit également tenir compte de l’eau et de l’électricité gaspillée, ainsi que des emballages alimentaires impliqués dans le processus de mise en marché.  Sans oublier que le transport de ces produits vient avec une importante empreinte carbone. 

Le gaspillage alimentaire est donc une dimension importante à considérer pour toute entreprise dans le secteur de la restauration voulant se doter d’une démarche écoresponsable. 

 

5 pratiques anti-gaspillage pour les restaurateurs

 

Selon un sondage effectué par La Tablée des Chefs et par l’Association Restauration Québec (ARQ) en 2016, 12 % des répondants n’avaient aucune pratique particulière pour utiliser leurs surplus alimentaires, et plus de 70% n’en faisaient pas la redistribution auprès d’organismes communautaires. Alors, quelles sont les pratiques qui peuvent permettre aux restaurateurs de réduire le gaspillage alimentaire?

 

  • Menus du jour et menus créatifs : offrir de nouveaux plats spontanés aux clients représente un risque que tous les restaurateurs ne sont pas prêts à prendre. Il  s’agit toutefois d’un moyen efficace pour utiliser les restants de nourriture. Vous pouvez même faire la promotion de ces plats comme étant « anti-gaspillage », montrant ainsi aux clients que cette problématique vous tient à coeur. 
  • Offres spéciales : certains restaurateurs ou traiteurs offrent des produits de la veille à prix réduit, un excellent moyen d’écouler les surplus et de faire le bonheur de certains clients. 
  • Redonner à la communauté: établir des partenariats avec des organismes communautaires comme des banques de dépannage alimentaire (ex: Moisson Estrie) ou les frigos de type Free go représentent un excellent moyen de contrer le gaspillage alimentaire. Même si cette stratégie ne rapporte pas d’avantages sur le plan financier, elle revêt d’une grande valeur sociale qui est appréciée par les clients. Pensez à mettre en lumière ces initiatives à travers les réseaux sociaux de votre entreprise! 
  • Gâter les employés : les employés font vivre le restaurant, et lorsqu’ils sont satisfaits, l’entreprise en bénéficie. Ils seront par exemple plus enclins à en parler positivement à leur entourage. Leur donner la possibilité d’apporter des plats à la maison à la fin de la journée est donc un bon moyen d’écouler les surplus tout en favorisant le sentiment d’appartenance des employés. 
  • Repenser son approvisionnement :  bien qu’il existe plusieurs moyens d’optimiser l’utilisation des surplus alimentaires, il peut être tout aussi judicieux de repenser l’approvisionnement pour éviter les pertes d’aliments. 

 

Réduire le gaspillage alimentaire à la maison 

Une partie du gaspillage alimentaire se produit directement à la maison. Voici donc quelques conseils pour réduire les pertes de nourriture dans votre cuisine:

  • Planifier les repas :  avoir une idée globale du menu de la semaine permet d’acheter ce qui est vraiment nécessaire et ainsi éviter que les aliments finissent périmés au fond du frigo. Évitez aussi de vous rendre à l’épicerie le ventre vide, qui occasionne facilement des achats impulsifs d’aliments que l’on ne consommerait pas d’habitude! 
  • Cuisiner les restes : soyez créatifs! Assemblez des lunchs avec des restants du frigo, vous découvrirez sans doute des combinaisons tout aussi surprenantes que délicieuses.  
  • Partager : vous cuisinez de grandes portions que vous n’êtes pas certain de consommer au complet? Pensez à en partager avec de la famille ou des amis! Vous ferez le bonheur de quelques-uns, tout en évitant de jeter les restants,
  • Congeler: la congélation est un allié puissant lorsque vient le temps de réduire le gaspillage alimentaire. Et quoi de mieux que d’avoir un repas presque prêt les soirs où l’on n’a pas envie de cuisiner? 

 

Une ressource précieuse pour réduire le gaspillage alimentaire est le site Sauve ta bouffe, qui propose une panoplie d’outils et d’idées, ainsi que des guides pour mieux conserver différents types d’aliments. 

Plus globalement, l’adoption d’une gastronomie durable est un excellent moyen de réduire son empreinte écologique en ce qui à trait à l’alimentation. Retrouvez ici nos 10 meilleurs conseils pour vous initier à l’art de vous nourrir de façon écoresponsable.

Innover dans l’univers du take-out 

Innover dans l’univers du take-out 

La crise de la COVID-19 a fait tourner de nouveaux regards vers la consommation à emporter, le take-out, qui est devenue pour plusieurs restaurateurs la seule voie de survivre en temps de pandémie. Se démarquer dans le monde du take-out se relève un défi de taille; la créativité et l’innovation sont clé. Dans cet article, on vous propose un bref survol de l’histoire du take-out ainsi quelques idées de différents endroits du monde qui pourront vous inspirer à amener votre offre à un autre niveau. 

 

Le take-out au fil du temps

Saviez-vous que le concept du take-out remonte à l’Antiquité? À Pompeï, des comptoirs appelées thermopolia permettaient aux citoyens d’acheter de la nourriture préparée pour la consommer ailleurs à Pompeï, des comptoirs appelées thermopolia permettaient aux citoyens d’acheter de la nourriture préparée pour la consommer ailleurs. Au Moyen-âge, des vendeurs de rue parcouraient les villages en offrant divers produits prêts à la consommation. Toutefois, ces vendeurs ne jouissaient pas particulièrement d’une bonne réputation, surtout auprès des classes plus aisées. C’est surtout avec la Révolution industrielle que le take-out va se démocratiser. Alors que l’exode rural amène de nombreux travailleurs vers les usines de la ville, les mets à emporter offraient une solution simple et nutritive pour compléter l’alimentation souvent médiocre des ouvriers. 

De nos jours, le take-out est devenu un incontournable dans plusieurs foyers. Il permet d’économiser du temps et de l’énergie, tout en allant chercher un repas nutritionnellement complet. Une grande liberté est aussi offerte par rapport au lieu de consommation, puisque les clients peuvent , que ce soit sur la route, dans un parc ou alors dans le confort de leur salon. Ces caractéristiques sont importantes à garder à l’esprit, puisqu’elles peuvent devenir des piliers d’innovation dans le monde du take-out. 

 

Libérer le potentiel du take-out 

Pour plusieurs consommateurs, le take-out permet d’allier diverses expériences à la satisfaction d’un bon repas préparé avec soin au restaurant. C’est pourquoi certains restaurateurs prennent les devants en articulant leur offre autour de thématiques précises. Autrement dit, ils proposent aux consommateurs un contexte favorable pour créer des ambiances spécifiques. Au Texas, par exemple, une compagnie offre des « Date Night Boxes », spécialement pensées pour un repas entre amoureux.   (Food Network, 2020)  D’autres restaurants se penchent sur différentes thématiques, comme le sport, ou alors le cinéma – ils en profitent même pour glisser des recommandations de films. Les possibilités sont infinies! Ces idées deviennent particulièrement pertinentes en temps de confinement, alors que certains consommateurs préfèrent éviter se rendre directement au restaurant. 

Une autre tendance observée est l’ajout d’objets extras aux commandes à emporter.  En Pennsylvanie, par exemple, le Notch Modern Kitchen and Bar offre un crayon désinfectant à ses clients avec les commandes. (Food Network, 2020) Cet outil promotionnel est à la fois pratique et facile à transporter, ce que les clients apprécient beaucoup.

 

Initiatives pour promouvoir le take-out ici 

Dans la foulée de la Covid-19, plusieurs initiatives ont surgi pour mettre en valeur le take-out des restaurants locaux. À l’échelle nationale, le site Canada Takeout propose une carte interactives des restaurants offrant des mets à emporter. Des thématiques sont proposées les mercredis afin d’encourager les canadiens à commander auprès des restaurants enregistrés. Par exemple, les 23 et 30 septembres sont signés “Tex Mex”, alors que les 7 et 14 octobre sont des journées Pizza. Les restaurateurs peuvent s’inscrire gratuitement afin que leur commerce soit affiché en remplissant ce formulaire. À l’échelle provinciale, le site Trouve ton takeout propose également une carte interactive pour faciliter la recherche de restaurants offrant des mets à emporter. 

Les contenants pour le take-out ont aussi suivi l’évolution, ils sont nombreux et il est parfois difficile de s’y retrouver. Voici quelques articles de blogue pour vous aider! 

Le meilleur sac : papier ou plastique?

Le meilleur sac : papier ou plastique?

Les sacs de papier gagnent en popularité et on tente par tous les moyens possibles de diminuer l’utilisation de ceux en plastique.  Est-ce le meilleur choix pour l’environnement? Bien qu’à première vue le sac de papier semble gagnant, il est important de considérer plusieurs éléments au préalable.

L’impact écologique du sac de papier

Malgré que le sac de papier soit bien souvent compostable et qu’il provient d’une matière durable, sa production requiert 4 fois plus d’énergie et engendre approximativement 3 fois plus de gaz à effet de serre que la production d’un sac de plastique selon cette étude de la Northern Ireland Assembly.  Il nécessite d’ailleurs une grande quantité d’eau, allant jusqu’à 8 fois celle utilisée pour les sacs en plastique.

Le transport est aussi un aspect à considérer quant au choix du produits à utiliser.  Les sacs de papier étant plus volumineux et plus lourds, ils laisseront une empreinte écologique plus grande.  Toujours selon cette étude, près de 7 camions seraient nécessaires pour transporter le même nombre de sacs en papier contrairement à un seul pour les sacs en plastique.  Une façon de remédier à cette situation serait d’acheter les sacs d’entreprises locales.

En ce qui concerne la durée de vie, le papier ne sera possiblement plus fonctionnel après quelques utilisations.  Les charges trop lourdes, le contact avec l’eau et l’humidité feront qu’ils se retrouveront rapidement au bac de recyclage.

L’impact écologique du sac de plastique

Quant aux sacs de plastique non écologique ils sont fabriqués à base de pétrole ce qui représente un désavantage important.  S’ils se retrouvent dans la nature, les sacs se décomposeront en micro-plastique et seront des éléments pollueurs pendant plusieurs années.  Étant plus léger, ils peuvent se retrouver facilement dans la nature et les océans. Une fois enfouis, ils peuvent s’écouler plusieurs centaines d’années avant qu’ils se dégradent.

Aussi, le sac de plastique a une grande durabilité qui lui confère une plus longue durée de vie, mais est ce qu’ils sont utilisés plus fréquemment ou plutôt comme sac de poubelle après la première utilisation?

Alors, quel est le sac le plus écologique? Certainement ceux que vous avez déjà sous la main!  Cependant, selon l’utilisation que vous en faites assurez-vous de considérer les différents éléments en jeu pour prendre une décision éclairée.

Vous aimeriez en apprendre davantage sur le sac de papier? Consultez notre article de blogue à ce sujet. L’historique des sacs de plastique vous intrigue?  Vous en apprendrez davantage en lisant ceci.

En conclusion, bien que le sac conventionnel de plastique figure sur la liste noire des environnementalistes depuis plusieurs années, il ne présente pas une si grande empreinte carbone qu’on pourrait le penser. Le problème provient plutôt du fait que la majorité de ces sacs ne sont pas recyclés, résultant en une contamination des milieux naturels.

10 trucs pour réduire ses matières résiduelles

10 trucs pour réduire ses matières résiduelles

Saviez-vous que, selon une étude menée en 2018 par Recyc-Québec, 697 kg de matières résiduelles ont été éliminées par habitant en un an? La quantité de déchets qui se retrouvent dans les sites d’enfouissement est une problématique importante au Québec. Alors, comment peut-on faire de notre part pour contribuer à une saine gestion des matières résiduelles? Le principe des 3RV, bien connu dans le domaine environnemental, présente des solutions intéressantes. Dans cet article, nous en examinerons les 4 composantes et nous fournirons quelques conseils pratiques pour l’appliquer au quotidien. 

 

 

Réduction à la source 

La réduction à la source commence au moment de l'achat

La première étape consiste à réduire le plus possible les déchets qui sont produits, ce qui commence au moment de l’achat. Voici quelques conseils pour la réduction à la source: 

  • Privilégier la qualité plutôt que la quantité : lorsque l’on achète des produits de basse qualité, il faut les remplacer plus rapidement et ceux-ci se retrouvent à la poubelle. En optant pour la durabilité, on contribue à réduire à la source 
  • Éviter le suremballage : À l’épicerie, plusieurs produits viennent emballés sans réelle nécessité. Optez pour les fruits et légumes sans emballages
  • Planifier et prévoir :  La planification peut être un atout important pour éviter le gaspillage, surtout lorsqu’il est question d’aliments. Faire son épicerie en prévoyant les repas qui seront préparés, par exemple, est une façon de s’assurer que la quantité de matières organiques générées sera réduite Cela s’applique aussi pour d’autres sphères du quotidien, prévoir d’apporter une bouteille d’eau avec soi peut éviter d’acheter inutilement des bouteilles en plastique 

 

La réduction à la source englobe aussi la réduction des gaz à effets de serre émis dans différents secteurs d’activités. L’achat local et les déplacements écoresponsables sont aussi des attitudes qui contribuent au premier Consultez notre article 6 conseils pour réduire son empreinte écologique afin d’en découvrir plus à ce sujet. 

 

Réemploi 

Femme qui fait de la couture pour réparer des vêtements

La deuxième étape propose de donner une deuxième vie aux produits avant de les jeter à la poubelle. Par exemple, un sac de plastique peut être utilisé à plusieurs reprises tout en restant fonctionnel. Saviez-vous que l’inventeur du sac de plastique n’avait jamais envisagé que  celui-ci devienne un article à usage unique, et qu’il transportait un sac plié dans sa poche partout où il allait? Découvrez cette histoire surprenante ici. Voici quelques autres conseils pour réutiliser les objets: 

  • Faites des échanges ou des dons de vêtements et autres objets que vous ne voulez plus utiliser
  • Utilisez le verso des feuilles de papier et évitez d’imprimer s’il est possible de consulter des documents sur écran 

 

Recyclage

Bac à recyclage dans une ruelle

Le recyclage est un procédé qui permet de produire de nouveaux objets à partir des déchets recyclables. Il faut toutefois faire attention à ce que nous mettons dans le bac de recyclage, car il existe différentes catégories de produits qui ne sont pas nécessairement recyclables. Quelques conseils pour mieux recycler: 

  • Apprenez à lire les codes de recyclage pour bien disposer des déchets. L’application Ça va ou?, mise en place par Recyc-Québec, vous sera très utile à cet effet 
  • Gardez un sac de produits pour l’écocentre, tels que les piles, les appareils électroniques ou encore les stylos 

Pour plus d’informations sur comment mieux récupérer, voici une ressource intéressante

 

 

Valorisation 

Deux individus font du compostage

La valorisation implique des procédés de transformation pour extraire de nouveaux matériaux d’un produit ou de l’énergie. Le compostage domestique et industriel sont d’excellents exemples de valorisation. Voici quelques conseils pour mettre en pratique ce concept: 

  • Faites du compostage à la maison pour vos restants alimentaires et autres matières organiques comme les feuilles mortes
  • Privilégiez les produits faits de matériaux compostables plutôt que de plastique 
  • Assurez-vous d’avoir accès aux installations nécessaires pour composter lorsque vous organisez des évènements

En somme, que ce soit pour adopter une attitude respectueuse de l’environnement au quotidien ou pour organiser un événement écoresponsable, connaître les principes des 3RV peut s’avérer un atout. Le gouvernement du Québec a par ailleurs récemment annoncé un investissement de 1,2 milliard de dollars au cours des 10 prochaines années pour réduire la quantité de matières résiduelles enfouies, ce qui montre l’importance de faire de sa part pour pallier à cette problématique. 

Gastronomie durable : l’art de se nourrir de façon écoresponsable

Gastronomie durable : l’art de se nourrir de façon écoresponsable

Saviez-vous que, selon l’ONU, plus du tiers de la production mondiale de nourriture est gaspillée? Alors que des millions de personnes à travers le monde souffrent de malnutrition et que d’importantes ressources naturelles sont exploitées annuellement dans le secteur agro-alimentaire, nous baignons dans un système qui ne sera pas durable sur le long terme. Dans l’optique de sensibiliser la population à ces enjeux, l’Assemblée générale de l’ONU a déclaré le 18 juin comme étant la Journée mondiale de la gastronomie durable. Mais avez-vous déjà réfléchi à l’impact environnemental et social de ce que vous mettez dans votre assiette? Connaissez-vous des stratégies pour cuisiner et déguster des plats gastronomiques de façon durable? Cet article saura sans doute répondre à vos questions! 

 

C’est quoi, la gastronomie durable ? 

 

L’art du bien-manger, l’art de la table, l’art de la bonne chère… vous savez sûrement que la gastronomie fait référence à une expression culturelle qui se manifeste par la nourriture et la dégustation de plats. Peut-être que vous avez même eu la chance de découvrir des gastronomies de différentes régions du monde. La durabilité, quant à elle,  vient englober les enjeux qui s’étendent au-delà de l’assiette. Plus précisément, l’ONU décrit la gastronomie durable comme  « une cuisine qui tient compte de la provenance des ingrédients, de la façon dont les aliments sont cultivés et dont ils arrivent sur nos marchés et éventuellement dans nos assiettes ». Pour cheminer vers une gastronomie durable, il est important de réfléchir sur l’impact engendré par chacune des étapes du processus alimentaire. 

 

Se nourrir de façon durable :  plus important que jamais 

 

Alors que près d’une personne sur neuf souffre de malnutrition dans le monde, selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont perdues ou gaspillées chaque jour à travers le monde. Au Canada, la nourriture gaspillée annuellement pourrait nourrir l’ensemble des habitants du pays pendant 5 mois, selon Recyc-Québec. Toute cette nourriture gruge non seulement de précieuses ressources naturelles, mais dégage d’importantes émissions de gaz à effet de serre lors de son incinération. Le transport contribue aussi au réchauffement climatique et à la perte d’aliments, d’où l’importance de mettre en valeur les ingrédients et les produits qui sont locaux et saisonniers. D’un point de vue économique, la gastronomie durable est bénéfique, puisqu’elle encourage les fermiers et les entreprises locales. 

 

8 astuces pour mettre en pratique la gastronomie durable 

 

La pratique d’une gastronomie durable se fait autant à la maison qu’à l’extérieur, et des conseils très simples peuvent vous aider à l’incorporer dans votre quotidien. 

1. Profitez de l’intégralité des aliments

Plusieurs personnes jettent systématiquement certaines parties des aliments, comme les fanes (feuilles de radis). Celles-ci se prêtent pourtant à merveille pour concocter de délicieuses salades. Les queues de fraise peuvent servir à faire des infusions, alors que les noyaux de cerises permettent de fabriquer des sacs magiques maison! Quelques recherches sur Internet vous permettront d’explorer la panoplie d’options qui s’offrent à vous pour profiter de toutes les parties des aliments. 

2. Osez sortir des sentiers battus

Adaptez vos recettes traditionnelles pour utiliser les ingrédients que vous avez sous la main. Vous découvrirez sans doute de nouvelles saveurs exquises. Certains chefs de renommée internationale proposent d’ailleurs des recettes anti-gaspillage, comme le fait Simon Bertrand sur son site web. 

3. Planifiez, planifiez et planifiez

Avoir une idée du menu de la semaine et des plats que vous comptez préparer vous permettra de choisir la bonne quantité d’aliments dont vous aurez besoin à l’épicerie, et ainsi éviter des surplus qui se retrouveront par la suite dans la poubelle. 

4. Essayez des techniques de conservation d’aliments comme la fermentation ou la congélation

Avant de jeter des aliments qui traînent depuis quelques jours au fond de votre frigo, envisagez les fermenter ou les congeler. Leur durée de vie sera prolongée, et ils seront tout aussi délicieux! Vous pouvez aussi transformer des fruits mûrs en confiture ou des légumes en potages. 

5. Privilégiez des aliments ancestraux

En utilisant des aliments entiers, peu transformés, plusieurs étapes de transport et de mécanisation sont évitées. Cela diminue les émissions de GES engendrées.  Les légumineuses, les grains entiers, les fruits et les légumes en sont quelques exemples. De plus, votre santé en bénéficiera grandement! 

6.  Achetez le plus possible local et saisonnier

En favorisant les produits locaux et de saison, l’empreinte écologique de vos aliments diminue considérablement, puisque ceux-ci auront parcouru des distances moins importantes. C’est aussi une belle façon de soutenir l’économie locale! Si vous en avez la possibilité, envisagez de vous joindre à un jardin communautaire ou d’installer des potagers chez vous. Vous découvrirez peut-être un nouveau passe-temps divertissant! 

7. Encouragez les restaurants qui adoptent des pratiques durables.

Le guide Michelin a introduit en 2020 un nouveau logo pour mettre de l’avant les restos qui pratiquent la gastronomie durable. 

8. Apportez vos contenants au resto

Cela peut vous sembler bizarre au début, mais c’est une habitude qui peut facilement se bâtir et qui vous permettra de ramener des restes lorsque vos yeux voient plus grand que votre estomac. Vous éviterez ainsi que les restants de nourriture qui ne valent pas la peine d’être emballés, se retrouvent à la poubelle. Cela vous fera également une collation ou un complément de repas pour plus tard! 

En plus de ces conseils, le site J’aime manger mais pas gaspiller Canada présente une foule de ressources utiles qui vous permettront de mieux comprendre les enjeux et de mettre en pratique des stratégies pour vous nourrir de façon plus durable. Vous voulez diminuer votre empreinte écologique davantage en posant des petites actions dans différents sphères de votre vie? Consultez notre article 6 conseils pour réduire votre empreinte écologique cet été.

 

8 astuces pour mettre en pratique une gastronomie durable