par NOVA envirocom | 5 février 2020 | Astuces, Développement durable
Qu’il soit de grande ou de petite envergure, il est toujours possible de minimiser la quantité de déchets lors d’un événement public ou d’une simple petite fête d’amis. Pour réussir un événement « zéro déchet », il ne suffit pas seulement de retirer les poubelles à nos convives. Le secret se trouve d’abord dans la planification, dans la rigueur et dans l’information.
Les Comptonales ont relevé le défi!
Éparpillé sur sept (7) sites différents à travers la région, la Virée gourmande des Comptonales a su relever tout un défi pour organiser un évènement zéro déchet. En plus d’une gestion éclatée sur plusieurs sites, cet événement regroupait une trentaine de producteurs qui faisaient déguster leurs produits. La politique était claire et les règles étaient strictes.
La vaisselle compostable : un atout important lors de l’organisation d’un événement « zéro déchet »
L’utilisation de vaisselle compostable était de mise et aucune dérogation n’a été tolérée. Ceux qui ne s’y étaient pas conformés se voyaient imposer des plats ou des ustensiles compostables lors de l’activité. Il est essentiel d’obtenir la participation de tous les partenaires pour réussir un événement « zéro déchet. »
Autre élément essentiel : l’information des visiteurs et une signalisation adéquate. Tout au long de l’activité, une brigade verte a patrouillé les sites afin de s’assurer que les résidus soient placés dans les bons bacs. On doit dire qu’on avait simplifié la tâche des visiteurs en leur offrant une signalisation très explicite. De plus, les îlots de récupération étaient constitués d’un gros bac à compost, d’un bac de récupération de taille moyenne et d’une petite poubelle. Cette distribution amenait le participant à repenser à la façon dont il dispose de ses déchets.
Une consommation d’eau sans déchet
De plus les organisateurs de l’événement se sont préoccupés de la quantité grandissante de bouteilles d’eau lors d’événements publics. Alors, plutôt que d’offrir de l’eau embouteillée aux visiteurs, on leur offrait des stations de remplissage : de simples robinets où les gens pouvaient remplir leur bouteille. Des bouteilles réutilisables étaient également disponibles à très bas prix.
Résultat : 89,3 % (en volume) des résidus générés ont été récupérés. Pas si mal, pour un événement d’envergure qui a accueilli quelque 16 000 visiteurs.
Si les Comptonales ont réussi ce tour de force lors d’un grand rassemblement public, pourquoi pas vous, lors de votre prochaine réception? Peut-être pouvez-vous commencer par vos actions personnelles? Employer une tasse réutisable pour son café le matin, éliminer l’utilisation de sacs de plastique dans votre lunch ou bien acheter en vrac sont toutes de petites actions qui vous rapprochent un peu plus d’un mode de vie « zéro déchet! »
par NOVA envirocom | 4 février 2020 | Matériaux écoresponsables
La styromousse offre une excellente protection mécanique et iso thermique. Il est léger, ce qui rend son transport économique et il a un très bon rapport qualité prix. Tous ces avantages lui confèrent une grande popularité.
Ses principaux défauts
Toutefois, ce matériel a le défaut de ses qualités : Il est constitué de 98 % d’air et est difficilement compressible. Sa légèreté le rend très dispendieux à transporter vers les lieux d’élimination. Il prend beaucoup de place dans les sites d’enfouissement et il a une durée de vie presque éternelle. De plus, il a une très faible valeur sur le marché de la récupération où il trouve difficilement preneur.
La technologie derrière le recyclage de la styromousse
Le génie humain a développé une technologie pour le densifier. Il suffit de mettre la styromousse dans la machine qui le granule et le chauffe pour ensuite l’extruder en un boudin de polystyrène. Cet équipement permet de réduire le volume de 90 %. Il existe différents modèles qui s’adaptent à des besoins de toutes tailles. L’entreprise Recycle Tech qui fabrique ces équipements est située au New-Jersey et dessert également le Canada. De plus, l’entreprise achète tout le polystyrène densifié qui sort de la machine. Une solution rêvée! À quel prix ? À vous de vérifier.
Comment se départir de ses emballages alimentaires faits de styromousse?
Basé sur le principe des 3R, on peut d’abord tenter de l’éviter ou de le réutiliser. Mais selon les quantités générées, ces approches ne sont parfois pas suffisantes. Peut-on alors envisager le « R » de la récupération?
La réponse est oui! Certains écocentres à travers le Québec acceptent désormais la matière. Cependant, avant de vous y rendre, assurez-vous de consulter le site Web de l’écocentre dans votre arrondissement, afin de vous assurer que la styromousse y est bien recyclé.
La meilleure solution reste toutefois d’éviter de les consommer. En réduisant son emploi à la source, on réduit la quantité qui doit être recyclée. Pour des emballages alimentaires plus écoresponsables, pensez vous tourner vers des matières comme le PLA ou la bagasse.
Un texte rédigé par Monique Clément, B.Sc. DGE, Conseillère en environnement
par NOVA envirocom | 3 février 2020 | Matériaux écoresponsables
Il existe beaucoup de confusion entre le terme biodégradable et compostable. Bien que ces termes semblent être des synonymes, ce n’est pas vraiment le cas. Voici ce qui les distingue et comment les reconnaître.
Le sac compostable
Ils sont généralement composés de fécule de maïs. Pour être certifiés compostables, les sacs doivent se dégrader à la même vitesse et dans les mêmes conditions que les matières organiques et ne laisser aucun résidu. Les sacs compostables sont généralement certifiés par des organismes indépendants et comportent l’un des logos suivants.
Le procédé de compostage dure généralement 6 mois. Toute matière qui prend plus de temps à se dégrader devient un contaminant. Bien sûr le compost est tamisé à la fin du procédé, mais la quantité de sacs de plastique rend la tâche très difficile et trop onéreuse. De plus, la présence de corps étrangers peut grandement compromettre la qualité du compost.


Le sac (oxo)biodégradable
Les sacs (oxo)biodégradables sont fabriqués de polyéthylène, comme les sacs de plastique conventionnels. Ils portent souvent le triangle de plastique numéro 2 ou 4. Un additif est simplement ajouté afin qu’ils se dégradent plus rapidement en présence de lumière (ou de chaleur) et d’oxygène. Ils prennent cependant plus d’un an à se décomposer complètement dans les conditions optimales. Ils ne sont donc pas compostables.
En fait, les sacs biodégradables offrent très peu de gains environnementaux : ils sont réutilisables pour un temps limité seulement, ils ne sont ni compostables ni recyclables. Ceci place les produits biodégradables incompatibles avec tous les « R » en même temps. Ils réduisent la réutilisation, et donc encourage l’utilisation de matière première comparativement aux produits recyclables. De plus, les sacs biodégradables ne se dégraderont pas ou très peu dans le site d’enfouissement, car les conditions nécessaires (oxygène et lumière) ne sont pas au rendez-vous. Le seul avantage de ces sacs est que s’ils se retrouvent dans la nature, ils se dégraderont en quelques années plutôt qu’en 400 ans!

Seuls les sacs certifiés COMPOSTABLES sont acceptés dans les programmes de compostage municipaux. Il est cependant recommandé de vérifier auprès de sa municipalité, acceptent seulement les sacs de papier afin de limiter la confusion des sacs biodégradables.
Commentaires récents