Jour de la Terre : bien plus qu’une journée particulière

Jour de la Terre : bien plus qu’une journée particulière

Le Jour de la Terre est parfois confondu avec la journée mondiale de l’environnement, cette dernière se tenant le 5 juin. Pour cause, puisque les deux journées sont dédiées à l’environnement. Toutefois, les origines des deux journées et le genre d’activité organisées diffèrent énormément. La journée mondiale de l’environnement se concentre davantage sur l’aspect social de l’environnement. C’est l’un des piliers du concept plus moderne de développement durable. Cette journée a été créée, officialisée, à l’initiative des membres de l’ONU en 1972. Depuis plusieurs décennies, il y a une ville hôte de l’événement principal. Ce pays décide également de la thématique annuelle et elle touche souvent une problématique plus locale.

Vous verrez au cours de cet article en quoi le Jour de la Terre a des origines très différentes, comment il est beaucoup moins centralisé et beaucoup plus diversifié.

Jour de la Terre: un court résumé d’une longue histoire

Le Jour de la Terre est issu d’un mouvement de citoyens engagés qui a suivi le désastre pétrolier de Santa Barbara, en janvier 1969. Rapidement, la pression s’est faite sentir à Washington et les États-Unis adoptèrent sa loi de protection environnementale de 1969. Un an jour pour jour après le désastre, une déclaration de l’environnement était lue près des lieux. Cette déclaration voulait faire écho à la déclaration d’indépendance américaine. Il s’agit donc avant tout d’un mouvement qui prend racine aux États-Unis.
Le premier Jour de la Terre, Earth Day étant son nom d’origine, se tient moins de 4 mois après la déclaration de l’environnement. La date du 22 avril est choisit pour plusieurs raisons pratiques, elle n’est reliée officiellement à aucun événement. Quoique le climat politique de l’époque mène plusieurs à suspecter un mouvement communiste puisque le 22 avril 1970 coïncide avec le 100è anniversaire de la naissance de Lénine. Néanmoins, le mouvement écologiste a rapidement pris du galon pour organiser cette journée à travers les campus étudiants du pays. Inspirés par les « Teach-in » tenus à la fin de la guerre du Vietnam, la première journée se voulait dédiée à l’éducation et au débat.

Réorientation immédiate

Toutefois, un petit problème est devenu évident lors de l’organisation de la première journée : tout le monde est contre la pollution. Le Jour de la Terre est donc rapidement devenu un événement d’engagement politique plutôt que d’éducation. Toutefois, les coordonnateurs principaux de l’événement ont pris soin de s’allier la classe moyenne américaine, sans s’aliéner les militants vétérans. Pour y parvenir, ils ont laissé davantage de liberté aux organisations locales de mener des activités plus militantes, tel que la destruction symbolique d’une automobile. Et, dans un deuxième temps, ils se sont concentrés sur des problèmes nous affectent tous, indépendamment de la classe sociale.

Il est difficile d’argumenter contre les résultats de ce mouvement dans les années 1970. La quasi-totalité des lois environnementales américaines ont été adopté pendant cette décennie. Il faut mentionner la qualité de l’air, la qualité de l’eau, les espèces en danger de disparition, la protection de la vie marine, le contrôle des substances nocives et la conservation des ressources. C’est ce qui explique pourquoi le Jour de la Terre 1980, a plutôt pris un tournant festif lors des célébrations de son 10e anniversaire.

La troisième campagne : le mouvement se globalise

En effet, les deux premières campagnes majeures étaient plutôt l’affaire des États-Unis et de ses mouvements écologistes. Malgré un schisme à l’interne relié notamment à la stratégie à adopter pour la campagne de 1990, le mouvement s’était déployé par lui-même à travers le monde au cours des années précédentes. Le Jour de la Terre 1990 a atteint des sommets. Avec des activités dans 141 pays touchant plus de 200 millions de personnes, selon l’organisation.
La majorité des pays occidentaux avaient suivi le pas des États-Unis en matière de législation. Toutefois, les préoccupations environnementales restaient et sont toujours d’actualité. Les actions militantes et la participation mondiale ne cesse d’augmenter à célébration d’une nouvelle décennie. De plus, la dernière décennie a vue une multitude d’organisations internationales synchroniser leurs activités environnementales avec le 22 avril. L’exemple le plus probant est la signature de l’Accord de Paris sur le climat à la même date en 2016.

Quoi faire pendant le Jour de la Terre?

La même chose que tous les autres jours de l’année! L’environnement n’est pas l’affaire d’une journée dans l’année, voici quelques suggestions :

  • Adopter des habitudes qui visent à réduire son empreinte environnementale (exemples : réduire son utilisation et sa contamination de l’eau potable, réduire ses émissions de carbone directes et indirectes tels que par l’alimentation et le transport, acheter localement et acheter usager lorsque c’est possible, réduire sa production de déchet) ;
  • Engager la discussion, dans le respect, avec les gens qui nous entourent à propos des menaces écologiques qui nous guettent ;
  • Supporter les organisations environnementalistes de son choix ;
  • Rappeler aux instances politiques locales, provinciales et fédérales que l’environnement nous concerne tous ;
  • Voter avec son argent parce qu’il suffit qu’une tendance prenne de l’ampleur pour faire réagir les acteurs intéressés.

D’accord, mais à quelles activités particulières peut-on participer les 22 avril?

Tout d’abord, la diversité des activités organisées or coordonnées par le Jour de la Terre Canada est très impressionnante. Il y a bien sûr des conférences, des ateliers et des activités de nettoyage, mais aussi une foule d’activités extérieures pour profiter de la nature. Après tout, comment célébrer la Terre d’une meilleure façon qu’en y étant le plus près possible?
Nous vous invitons à consulter le calendrier des événements pour l’édition 2021, ou l’édition prochaine si jamais vous l’avez manquée!

Article rédigé par Simon-Pierre Lussier, de chez NOVA envirocom.

Photo par Dan Stark sur Unsplash

Comment compenser les émissions de GES en tant qu’entreprise ?

Comment compenser les émissions de GES en tant qu’entreprise ?

Dans les articles précédents, nous vous avons expliqué les enjeux environnementaux liés aux émissions de gaz à effet de serre (GES), le fonctionnement du marché carbone, ainsi que la stratégie mise en place chez NOVA envirocom pour calculer et réduire ses émissions de GES. Malgré nos efforts de réduction, nous produisons tout de même des émissions qui sont impossibles à éliminer. Elles contribuent donc à accélérer le réchauffement climatique actuel. Il existe cependant une solution pour limiter notre impact environnemental: il s’agit de la compensation carbone.

Qu’est-ce que la compensation carbone ?

La compensation carbone est basée sur le principe qu’il est possible d’annuler ou de neutraliser les impacts d’une quantité d’émissions de GES émise à un endroit, en participant à un projet de séquestration ou de réduction d’émissions de GES qui se réalise à un autre endroit. La séquestration consiste à stocker à long terme du dioxyde de carbone (CO2) ou d’autres gaz à effet de serre hors de l’atmosphère, notamment dans les forêts ou dans les océans. Les projets de réductions visent quant à eux à réduire les émissions de GES qui auraient été générées si le projet de compensation n’avait pas eu lieu. Il s’agit par exemple de projets de parcs d’éoliennes ou d’énergie solaire ou encore de fours à cuisson plus efficients.

Il est donc d’abord nécessaire de connaître le nombre de tonnes de CO2 équivalent que nous émettons pour pouvoir effectuer leur compensation. Une fois que ce chiffre est connu, les tonnes de CO2 éq. émises peuvent être transformées en crédits carbone (ou crédit compensatoire). Il s’agit d’une unité de mesure qui sert à faciliter les transactions et les échanges de tonnes de CO2 équivalent. En d’autres mots, lorsqu’une entreprise ou une personne désire compenser ses émissions, elle fait affaire avec une autre organisation, qui lui vend des crédits carbone en échange du nombre d’émissions produites.

L’argent obtenu par cette vente est investi dans des projets de compensation. Le prix des crédits carbone varie en fonction du type de projet que l’organisation finance. Contrairement au marché carbone réglementé, il s’agit d’une compensation volontaire, qui est réalisée à l’échelle des individus ou d’organisations de petites et moyennes tailles. La compensation carbone permet donc de devenir carboneutre et ainsi neutraliser son impact sur le climat.

Quels sont les projets qui permettent de compenser les émissions de GES ?

Il existe divers projets qui permettent de réduire ou de séquestrer les émissions de GES, qui sont réalisés par diverses organisations. Les plus connus sont les projets de reboisement, puisque les arbres ont la capacité d’absorber et de stocker le CO2. Mais il existe divers autres types de projets qui permettent de compenser les GES, comme par exemple les projets de conservation des milieux naturels, les projets liés aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique, à la gestion de l’eau ou encore, à la réduction de matières résiduelles. Ils permettent de réduire les émissions de GES produites. Certains projets communautaires et de sensibilisation peuvent aussi être inclus s’ils respectent les paramètres des projets de compensation.

Il est important de noter que la compensation carbone n’est pas une solution optimale. Il se peut que l’argent issu des crédits carbone ne soit pas toujours complètement et directement investi dans les projets de compensation. En plus, certains projets peuvent être mal dirigés ou menés de manière irrespectueuse pour l’environnement et les communautés, ce qui limitera leur impact positif réel. Par exemple, le fait de planter des arbres est une bonne solution, mais si ces arbres finissent par être rapidement coupés ou brûlés, le projet n’aura servi à rien.

Il est donc toujours préférable d’opter avant tout pour la réduction à la source des GES. Lorsque vous ne pouvez plus réduire, alors vous pouvez envisager la compensation. Il est alors important de choisir une organisation fiable qui offre des projets certifiés qui auront des retombées positives réelles et significatives.

Comment compenser les émissions de GES? Le choix de Planetair

Il existe plusieurs organismes québécois et canadiens qui proposent des projets de compensation. Nous voulions choisir un organisme qui présente des projets certifiés et reconnus, permettant une réduction réelle et permanente des émissions de GES, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de vie communautaire. Notre choix s’est finalement porté sur l’organisme de Planetair.

Planetair est un programme d’Unisféra, un organisme à but non lucratif (OBNL) fondé en 2002 au Canada. Il est notamment recommandé par Équiterre et la Fondation David Suzuki. Le magazine Protégez-Vous a d’ailleurs reconnu le sérieux de Planetair, en en faisant son seul choix recommandé parmi 11 fournisseurs de crédits-carbone.

Les projets de compensation proposés par Planetair sont tous certifiés Gold Standard. Les crédits certifiés sont vérifiés selon une méthodologie reconnue sur le plan international.  Elle assure que l’argent investi dans les crédits carbone est bel et bien destiné à des projets qui mèneront vers des retombées environnementales positives et concrètes.  Planetair propose plus d’une quinzaine de projets, qui sont déployés au Canada et au Québec, mais aussi en Afrique, en Asie et en Océanie. Parmi les projets proposés, nous avons donc opté pour le projet « Paradigme : Cuisinières écoénergétiques et eau potable », qui répondait à tous nos critères.  

Ce projet permet de distribuer des cuisinières et des appareils de purification d’eau aux communautés locales du Kenya. Dans ce pays, la plupart des familles doivent investir une grande majorité de leur temps et de leurs revenus pour acquérir du combustible, afin de cuisiner et de faire bouillir leur eau pour la rendre potable. Les familles doivent collecter du bois de chauffage, ce qui contribue à la déforestation du pays. Le projet permet de distribuer des fourneaux plus efficaces et des purificateurs d’eau. Cela permet de réduire l’utilisation du bois de chauffage et les pressions exercées sur les forêts. En plus, les cuisinières fournies contribuent à réduire d’environ 50 % la consommation de combustible et de 70 % les émissions toxiques. Les familles peuvent donc réaliser des économies qui représentent jusqu’à 15 % de leur revenu familial et profiter d’un air intérieur plus pur et d’une eau de meilleure qualité, limitant ainsi le risque de maladies respiratoires et les maladies d’origine hydrique. Le projet contribue également à créer des opportunités d’emplois et des économies de temps et d’argent.

Selon les informations relevées par Planetair, ce projet a contribué à améliorer la santé et la qualité de vie de plus de 600 000 personnes, tout en évitant les émissions de plus de 484 000 tonnes de GES. Nous sommes donc très fiers d’y contribuer.

Notre objectif : la carboneutralité !

Planetair offre également une certification carboneutre, qui atteste que les émissions d’une entreprise ont été calculées et compensées. La certification exige que les émissions directes de catégorie 1 et les émissions indirectes de catégorie 2 soient compensées. Les autres émissions indirectes (catégorie 3) n’ont quant à elles pas à être systématiquement compensées. Nous avons commencé les démarches afin d’obtenir cette certification, qui permet de faire la vérification de notre inventaire carbone pour nos émissions de 2019.

Nous allons ainsi compenser les émissions de GES de 53,32 tonnes de CO2 éq. Elles totalisent nos émissions directes (combustion mobile et chauffage) et nos émissions indirectes liées à :

  • l’achat d’électricité,
  • déplacement de nos employés,
  • voyages d’affaires,
  • gestion des matières résiduelles et,
  • transport des marchandises envoyées.

Nous avons exclu deux sources d’émissions indirectes, soit le transport des marchandises reçues et les déplacements de nos clients. Ces sources résultent d’acteurs externes et peuvent difficilement être contrôlées directement par les décisions de NOVA envirocom.

Nous désirons ainsi contribuer à la neutralité carbone via la compensation des émissions de GES. Nous voulons faire notre part à la lutte aux changements climatiques en tant qu’entreprise écoresponsable et en tant que citoyen corporatif. Nous espérons que cette série d’articles vous aura inspiré à vous engager à réaliser votre propre démarche en gestion des émissions des GES, pour que vous puissiez vous aussi participer à la protection de notre planète.

Article rédigé par Marie-Philippe Perreault-Brière, Conseillère en stratégie d’écoresponsabilité (ADDERE service-conseil) 

Développement durable : de l’inspiration à tirer des communautés autochtones  

Développement durable : de l’inspiration à tirer des communautés autochtones  

Depuis 1994, le 9 août est souligné chaque année comme la Journée internationale des peuples autochtones. Vous n’en aviez pas entendu parler? Il s’agit d’une occasion qui passe souvent sous silence, tout comme la Journée nationale des peuples autochtones célébrée au Canada le 21 juin. Les communautés autochtones, qui font face à plusieurs problématiques importantes, sont souvent négligées et oubliées au sein d’une société moderne axée sur la consommation et la performance.  Pourtant, ces peuples possèdent une fine connaissance de la nature et une richesse culturelle extraordinaire. Nous pouvons nous inspirer de celles-ci pour adopter des meilleures pratiques en développement durable, particulièrement d’un point de vue environnemental et social. 

 

Une vision globale pour protéger l’environnement 

Une des trois dimensions fondamentales du développement durable, celle de l’environnement, nous invite à repenser les rapports que l’humain entretient avec la nature. Les innovations technologiques et le rythme de vie effréné de la société actuelle provoquent un détachement par rapport à la nature qui se reflète ensuite dans les comportements humains. L’ONU indique que « le mode de vie et les moyens d’existence des peuples autochtones peuvent nous apprendre beaucoup sur la préservation des ressources naturelles, l’approvisionnement et la production d’aliments de manière durable ; et sur une vie en harmonie avec la nature. » En effet, ces communautés possèdent une profonde compréhension des écosystèmes qui s’est développée de génération en génération. Ils adoptent par ailleurs une vision beaucoup plus globale par rapport à l’environnement. Un exemple de ceci est le principe des 7 générations, qui consiste à prendre en considération les effets d’une décision sur le long terme, plus spécifiquement les impacts qu’elle aura sur les 7 prochaines générations (source, source).

Bien que ce principe ait été exploité à des fins de greenwashing par différentes compagnies, il nous invite à réfléchir sur le sens du développement durable et sur la façon dont nous le mettons en action, puisque, après tout, l’objectif poursuivi est de laisser un monde sain et viable aux générations futures. 

Une richesse culturelle pour enrichir la société 

Dans sa stratégie de développement durable, le gouvernement du Québec accorde une importance particulière à l’équité sociale, qui inclut la lutte contre des problèmes sociaux tels que la pauvreté et l’exclusion sociale, mais aussi l’enrichissement culturel au contact de cultures diversifiées. Les communautés autochtones possèdent une richesse culturelle exceptionnelle que nous ignorons souvent, que ce soit de façon volontaire ou involontaire. Le manque de visibilité dans les médias officiels et dans le paysage culturel québécois ne contribue pas à la situation (source). Pourtant, nous avons une vaste communauté artistique autochtone qui propose des oeuvres captivantes qui mettant en lumière des enjeux sociaux, mais qui vous permettront aussi de réfléchir à des problématiques sociales générales et à porter un regard critique pour mieux exercer votre rôle de citoyen. La clé? La curiosité et l’ouverture. Voici quelques pistes pour commencer à découvrir les cultures des peuples autochtones  :

  • Littérature et poésie : consulter les oeuvres de la liste #lecturesautochtones ou explorez ces 12 auteurs des premières nations proposés par la revue Les libraires 
  • Musique: découvrir des artistes via la plateforme Nikamowin, dédiée aux musiques autochtones traditionnelles et contemporaines 
  • Arts de la scène : consultez les productions des compagnies de théâtre Menuentakuan, Ondinnock et Onishka, toutes trois dédiées à l’art autochtone. 
  • À l’écran: le portail Cinéma autochtone, mis en place par l’Office national du film du Canada, offre gratuitement des films réalisés par les Autochtones 
  • Transmission orale et des savoir-faire : voici une liste de 16 musées qui mettent en valeur la culture autochtone au Québec 

Encore mieux, vous pouvez prendre part aux initiatives organisées par les communautés autochtones ou vous rendre sur leur territoire lorsqu’approprié. 

En plus des enjeux soulevés par les dimensions environnementales et sociales, il ne faut pas oublier l’histoire des peuples autochtones, qui étaient là bien avant l’arrivée des Européens, et des injustices qu’ils ont subies de la part des gouvernements et des communautés non-autochtones. Il revient aujourd’hui à chacun, plus que jamais, de reconnaître l’importance des peuples autochtones dans notre société et d’aligner nos actions pour vivre en harmonie avec eux. 

 

LE SAVIEZ-VOUS? 

  • Les territoires autochtones traditionnels couvrent 28 % de la surface terrestre mondiale, mais abritent 80 % de la biodiversité de la planète (ONU) 
  • Selon le recensement de 2016 réalisé par Statistique Canada, les Autochtones formaient près de 5 % de la population nationale 
  • Le Canada regorge d’une grande diversité de langues autochtones, avec plus de 60 langues regroupées en 12 familles linguistiques distinctes. 
  • La gestion des matières résiduelles est un enjeu important dans les communautés autochtones du Nord. En raison des basses températures, il est impossible d’enfouir les déchets dans le pergélisol et ceux-ci doivent être brûlés, ce qui présente beaucoup d’enjeux. Consultez ce reportage de Radio-Canada pour en apprendre plus. 
Le sac de papier: une solution écologique?

Le sac de papier: une solution écologique?

Depuis quelques années, de plus en plus de consommateurs, commerçants et de municipalités tentent de trouver une alternative aux sacs de plastique. Parmi les solutions employées, le sac de papier semble en être une populaire. Largement utilisé dans les dernières décennies, le sac de papier a été remplacé par celui de plastique. Mais la renaissance de ce produit est-elle une solution temporaire ou bien s’agit-il vraiment d’une option écologique?

 

L’origine du sac de papier

 

Nous devons l’invention du sac de papier à Margaret Knight. Le produit, breveté en 1871, fut grandement utilisé. L’automatisation de la production de ces sacs apparaît en 1883 et c’est à cette élaboration que nous devons la création des sacs que nous consommons aujourd’hui. 

Dans le passé, l’emploi des sacs de papier était très commun. Nous n’avons qu’à penser aux supermarchés. Jusqu’au milieu des années 1980, les seuls sacs offerts pour emballer nos achats étaient en papier.  Ils étaient omniprésents, et ce, jusqu’à ce que les sacs de plastique fassent leur apparition. 

À un certain moment, les sas de papiers ont été délaissés, mais quelques secteurs d’activité les ont conservés.  Plusieurs pharmacies, par exemple, emballent toujours leurs médicaments dans ce type de sac. 

 

Les avantages

 

Les aspects environnementaux

 

Fabriqué à partir de matières renouvelables et organiques, il nécessite deux fois moins d’énergie non renouvelable que son principal adversaire. Toujours en considérant les avantages écoresponsables de cette solution, les sacs peuvent contribuer à la valorisation des matières résiduelles. Comme quoi c’est possible d’emballer des produits tout en emballant la planète!

Lorsque le sac est fabriqué, sa couleur d’origine est moka. Cette allure exprime  facilement le côté « vert » de son utilisation. En plus, les consommateurs comprennent facilement comment disposer de l’emballage. Fabriqué à partir de fibres facilement recyclables, le sac de papier peut être déposé dans le bac à cet effet, puisqu’il est accepté par les municipalités, en vertu des programmes de collecte sélective. Ils sont aussi compostables et biodégradables. Un usage domestique est donc possible afin de donner au produit une seconde vie. Pensez à les conserver pour l’emballage de cadeaux ou même pour collecter vos déchets organiques!  

Plusieurs entreprises québécoises se spécialisent dans la production des sacs en papier. En achetant des produits fabriqués en sol québécois, vous supportez l’économie locale, vous maintenez les emplois et vous véhiculez une image corporative positive. Par le fait même, vous contribuez aussi à la réduction des gaz à effet de serre. Effectivement, comme votre achat n’aura pas une longue distance à parcourir avant d’arriver à destination, il contribue à diminuer les GES. Vous pourrez ainsi compter sur une livraison plus rapide puisqu’il n’y aura pas de retard dû aux procédures de dédouanement des produits.  

 

Une personnalisation simple

 

 

Vous désirez apposer votre logo, diffuser un message? Moyennant une certaine quantité qui peut varier selon les fabricants, vous pouvez procéder à la personnalisation de vos sacs.  Si la quantité peut sembler imposante au départ, il est important de considérer que les sacs se conserveront longtemps si ces derniers sont entreposés dans un endroit sec, à l’abri de la lumière.  Toutefois, il est également possible pour vous de les personnaliser à l’aide d’une étampe ou de collants. Une bonne façon de vous faire remarquer à faible coût. 

Il existe une multitude de formats, de couleurs et de styles. Cependant, lorsque le sac est de couleur, il n’est pas nécessairement compostable.  Il faut donc s’informer auprès du manufacturier pour en avoir la confirmation. Il ne s’agit pas non plus du seul aspect à considérer pour vous assurer que votre personnalisation est écologique:  vous devez également privilégier des encres végétales plutôt que des encres minérales. 

Compte tenu de la diversité des usages, il existe une panoplie de modèles et de formats que vous pouvez considérer. Toutefois, ce sont principalement les poignées qui feront la différence.

 

Le sac de papier sans poignée

 

D’abord, le sac le plus simple en est un sans poignées. Son utilisation est souvent associée au sac à lunch ou bien aux sacs disponibles dans les marchés d’alimentation. Il faut néanmoins être prudent pendant son usage, puisqu’il peut se déchirer facilement. 

 

Le sac de papier à poignées torsadées

 

Ces dernières sont plus fines, mais elles sont tout de même résistantes. Collées à l’intérieur du sac, elles confèrent un style élégant. Son usage polyvalent fait de ce type de sac un choix populaire chez les boutiques cadeaux et les entreprises agroalimentaires. Il peut également s’agir d’une option simple pour emballer des cadeaux, comme il vous permet de laisser aller votre imagination quant aux papiers de soi et aux rubans.  

 

Le sac de papier avec poignées découpées

 

 Les poignées sont souvent découpées dans le haut du sac et renforcées à l’intérieur soit par du carton ou du plastique. L’utilisateur n’a qu’à y glisser sa main pour transporter le sac.  Ils sont rigides, mais un peu moins confortables, lors du transport.

 

Le sac de papier avec poignées plates

 

Ces poignées assurent une résistance qui permet aux consommateurs de transporter de lourdes charges. Elles peuvent être collées à l’intérieur ou à l’extérieur du sac.  Dans ce dernier cas, le sac sera un peu moins élégant, mais offrira une excellente prise en main.

 

Les limites

 

Malgré les nombreux avantages liés à l’utilisation du sac de papier, il existe également certaines limites auxquelles vous devrez songer si vous choisissez de vous tourner vers une telle option.

En premier lieu, le processus de fabrication du papier nécessite une très grande quantité d’eau. Il faut 500 litres d’eau pour fabriquer 1 kg de papier. Ce procédé nécessite environ 8 fois plus d’eau que le plastique. 

Le papier et l’eau ne font pas bon ménage! Il se désagrégera facilement s’il est en contact avec de l’eau. Ceci n’est toutefois pas nécessairement une limite importante si vous ne comptez l’employer pour l’emballage de produits liquides.  De plus, il peut être fragile et sujet à se déchirer, ce qui réduit la possibilité de réutiliser le sac.

Disposez-vous d’un espace d’entreposage limité? Si oui, n’oubliez pas que le sac de papier nécessite plus d’espace de rangement que le sac de plastique! En effet, la matière étant plus épaisse et plus lourde, le sac de papier prend plus d’espace dans la boîte. Dû à ce dernier aspect, le coût de transport sera plus important comme le colis sera plus pesant. 

Il faut aussi considérer de choisir le bon sac en fonction du poids que vous devez emballer. Comme mentionné précédemment, les sacs ont une bonne résistance, mais il faut quand même vous assurer que l’emballage saura supporter la charge. 

 

En pesant les pour et les contre, on comprend que le sac de papier est une solution qui peut s’avérer fort utile dans certains contextes. Il peut s’agir d’un produit intéressant afin de soigner votre image. Certains enjeux écologiques peuvent également justifier votre motivation à opter pour ce type d’emballage écoresponsable. Malgré ses limites, le sac de papier reste un produit intéressant. En bref, établir quels sont les critères qui importent pour l’utilisation que vous en ferez vous permettra de juger si le sac de papier est le bon produit pour vous!

Un article rédigé par Nathalie Viel, responsable de l’expérience client

Faire rayonner ses valeurs à travers ses emballages alimentaires écoresponsables

Faire rayonner ses valeurs à travers ses emballages alimentaires écoresponsables

Chez NOVA envirocom, nous accordons une importance particulière à l’apparence de nos emballages alimentaires écoresponsables. Vous nous répondrez que c’est un peu notre travail. Vous n’avez pas tort, mais notre raisonnement sur les contenants alimentaires va bien au-delà de ce qui est simplement attirant. Nous cherchons à faire rayonner des valeurs environnementales à travers les récipients écologiques que nous sélectionnons minutieusement.

Notre consommateur est surexposé à une panoplie d’emballages alimentaires tout au long de la journée. À travers ses activités quotidiennes, il croisera plusieurs logos et marques, que ce soit sur sa boîte de céréales ou bien sur son verre à café. L’emballage alimentaire est donc la frontière entre une entreprise et son consommateur.

 

Vos emballages alimentaires écoresponsables, porteurs de messages

Votre récipient ne sert pas qu’à y déposer votre produit, il est l’outil de communication qui exprimera vos valeurs lorsque vous n’êtes pas présent pour le faire. Faire rayonner ces mêmes valeurs à travers vos contenants écoresponsables peut donc être un moyen supplémentaire d’établir un lien avec votre acheteur. Ainsi, témoigner des valeurs qui rejoignent celles de votre consommateur peut vous apporter une plus-value considérable.

Chez Nova, notre principale valeur est l’écoresponsabilité. Nous aimons vous accompagner dans vos pratiques commerciales durables. De cette façon, à l’aide de mentions comme compostable ou origine végétale, nous vous aidons à communiquer clairement vos engagements.

 

Les tendances de l’emballage alimentaire

Comme toute tendance, les contenants écoresponsables sont en constante évolution. Ils varient en fonction des goûts des consommateurs.  S’il fut une époque ou les motifs colorés et les produits très originaux étaient tendance, ce n’est plus nécessairement le cas aujourd’hui. Dans les dernières années, nous nous tournons vers des tons plus discrets comme les couleurs pastel et les couleurs chaudes aux teintes plus neutres. Dans le même sens, les logos suivent cette tendance et sont plus épurés et plus simples.

 

N’oubliez pas les matériaux!

Le design du produit n’est toutefois pas la seule chose sur laquelle nous devons nous concentrer. Les matériaux à employer sont également une étape importante dans votre choix de contenants. Les consommateurs s’intéressent de plus en plus à la provenance et à la conception des produits qui leur sont offerts. C’est là que leur conscience écologique entre en jeu et vient influencer leur choix. Un produit vert aura plus de chance de charmer votre consommateur, au même titre que le ferait un emballage alimentaire aux couleurs et au design attrayants.

 

En somme, avant de chercher à vendre son produit, nous voulons d’abord nous pencher sur les valeurs de notre entreprise et celles que nous souhaitons communiquer à son consommateur. À l’aide de contenants écoresponsables appropriés pour son entreprise, nous communiquerons le bon message à nos consommateurs!

L’univers de la vaisselle compostable est très vaste. Dans notre dernier article, nous vous proposons 25 faits sur la vaisselle compostable et recyclable, découvrez-les!

Organiser un événement « zéro déchet »

Organiser un événement « zéro déchet »

Qu’il soit de grande ou de petite envergure, il est toujours possible de minimiser la quantité de déchets lors d’un événement public ou d’une simple petite fête d’amis. Pour réussir un événement « zéro déchet », il ne suffit pas seulement de retirer les poubelles à nos convives. Le secret se trouve d’abord dans la planification, dans la rigueur et dans l’information.

 

Les Comptonales ont relevé le défi!

Éparpillé sur sept (7) sites différents à travers la région, la Virée gourmande des Comptonales a su relever tout un défi pour organiser un évènement zéro déchet. En plus d’une gestion éclatée sur plusieurs sites, cet événement regroupait une trentaine de producteurs qui faisaient déguster leurs produits. La politique était claire et les règles étaient strictes.

 

La vaisselle compostable : un atout important lors de l’organisation d’un événement « zéro déchet »

L’utilisation de vaisselle compostable était de mise et aucune dérogation n’a été tolérée.  Ceux qui ne s’y étaient pas conformés se voyaient imposer des plats ou des ustensiles compostables lors de l’activité.  Il est essentiel d’obtenir la participation de tous les partenaires pour réussir un événement « zéro déchet. »

Autre élément essentiel : l’information des visiteurs et une signalisation adéquate.  Tout au long de l’activité, une brigade verte a patrouillé les sites afin de s’assurer que les résidus soient placés dans les bons bacs.  On doit dire qu’on avait simplifié la tâche des visiteurs en leur offrant une signalisation très explicite. De plus, les îlots de récupération étaient constitués d’un gros bac à compost, d’un bac de récupération de taille moyenne et d’une petite poubelle. Cette distribution amenait le participant à repenser à la façon dont il dispose de ses déchets.

 

Une consommation d’eau sans déchet

De plus les organisateurs de l’événement se sont préoccupés de la quantité grandissante de bouteilles d’eau lors d’événements publics.  Alors, plutôt que d’offrir de l’eau embouteillée aux visiteurs, on leur offrait des stations de remplissage : de simples robinets où les gens pouvaient remplir leur bouteille.  Des bouteilles réutilisables étaient également disponibles à très bas prix.

Résultat : 89,3 % (en volume) des résidus générés ont été récupérés. Pas si mal, pour un événement d’envergure qui a accueilli quelque 16 000 visiteurs.

Si les Comptonales ont réussi ce tour de force lors d’un grand rassemblement public, pourquoi pas vous, lors de votre prochaine réception? Peut-être pouvez-vous commencer par vos actions personnelles? Employer une tasse réutisable pour son café le matin, éliminer l’utilisation de sacs de plastique dans votre lunch ou bien acheter en vrac sont toutes de petites actions qui vous rapprochent un peu plus d’un mode de vie « zéro déchet! »