Réduction des émissions de GES : pourquoi est-ce important de faire notre part en tant que petite entreprise québécoise ?

Réduction des émissions de GES : pourquoi est-ce important de faire notre part en tant que petite entreprise québécoise ?

La réduction des gaz à effet de serre (GES) est l’un des quatre enjeux priorisés dans la démarche écoresponsable de NOVA envirocom. Dans cette optique, nous avons développé plusieurs projets et mis en place certaines mesures visant à quantifier et à suivre nos émissions. Notre but? Mieux les réduire et les compenser. Grâce à cette volonté, nous participons aux objectifs de réduction gouvernementaux du Québec. Ceux-ci visent à diminuer les émissions totales de la province de 37,5 % d’ici 2030. Mais pourquoi nous sommes-nous engagés à participer à cet objectif ? Et surtout, pourquoi est-il crucial pour les entreprises de faire de même ?

D’abord, qu’est-ce que l’effet de serre et le réchauffement climatique ?

L’effet de serre est un phénomène naturel : la lumière émise par le soleil permet de réchauffer notre planète, mais cette chaleur a tendance à s’échapper vers l’espace. Les gaz à effet de serre (GES) contenus dans notre atmosphère, dont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et la vapeur d’eau (H2O), créent une couche isolante qui emprisonne la chaleur. Ce phénomène permet de conserver la température moyenne de la Terre à 15 °C. Sans ces gaz, elle chuterait à environ -18 °C, ce qui serait trop froid pour maintenir la biodiversité actuelle.

Or, 97 % des scientifiques affirment que la terre subit actuellement un réchauffement climatique important et accéléré. Ce réchauffement est principalement attribué aux activités humaines qui émettent de fortes concentrations de GES dans l’atmosphère. Nous pouvons penser à la combustion du pétrole, la déforestation ou l’agriculture intensive. Depuis la fin du 19e siècle, la concentration du CO2 est passée de 280 parties par million (ppm) à plus de 415 ppm en 2020. Il s’agit du plus haut taux jamais enregistré depuis le début des premiers relevés dans les années 50.

Ce réchauffement climatique menace les conditions de vie qui nous permettent de prospérer sur la Terre. Les épisodes de canicules et d’inondations sont de plus en plus fréquents, le niveau des océans monte rapidement tout comme leur niveau d’acidification, la banquise de l’Arctique disparaît peu à peu… Tous ces phénomènes ont des conséquences graves et néfastes sur les écosystèmes, notre santé et notre économie. Des mesures doivent donc être rapidement mises en place pour réduire considérablement nos émissions de GES.

Le rôle des entreprises : le développement du marché du carbone au Québec

Pour répondre à cet enjeu, le Québec a créé en 2013 le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (SPEDE). Le SPEDE a été mis en place afin d’inciter les entreprises et les citoyens à changer leurs pratiques et leurs comportements afin de réduire les émissions de GES de la province. Ce système est aussi connu comme étant le marché du carbone.

Cependant, ce ne sont pas toutes les entreprises qui doivent y participer. En effet, le Règlement sur la déclaration obligatoire de certaines émissions de contaminants dans l’atmosphère, qui est lié à la Loi sur la qualité de l’environnement, oblige les organisations qui émettent 10 000 tonnes métriques ou plus en équivalent CO2 (tm éq. CO2) par année à déclarer leurs émissions atmosphériques annuellement. Les entreprises visées par ce règlement sont surtout les grandes industries, le secteur de la production de l’électricité ainsi que les distributeurs de carburant et de combustible. Seuls les entreprises ou les autres établissements qui émettent plus de 25 000 tm éq. CO2 par année doivent obligatoirement s’inscrire au SPEDE, selon le Règlement concernant le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre. Les autres entreprises peuvent s’inscrire au SPEDE de manière volontaire.

Le fonctionnement du SPEDE pour les nuls

En résumé, voici comment le SPEDE fonctionne. Le gouvernement du Québec détermine un plafond d’émissions de GES qui diminue progressivement chaque année. Imaginez ce que ce plafond est une immense pizza qui sera ensuite partagée entre les entreprises assujetties au SPEDE. Le gouvernement leur donne une portion de ce plafond, donc de cette pizza, en leur attribuant un certain nombre de droits d’émissions. Ces droits d’émission, qui sont aussi appelés des quotas, représente un droit de polluer. Subséquemment, chaque entreprise possède une part de la pizza et les quotas représentent les bouchées qu’elles peuvent consommer.

Pour être conformes à la loi, les entreprises participantes ne doivent pas dépasser les quotas qui leur ont été attribués. Elles doivent donc tenter de ne pas manger toute leur part de pizza et de laisser des bouchées de côté pour réduire leurs émissions. Les entreprises qui atteignent cet objectif peuvent vendre les quotas non utilisés – ou les bouchées qu’elles ont laissées de côté – dans le marché du carbone. Les entreprises gloutonnes, qui n’ont pas su respecter la limite d’émissions de GES déterminée, doivent donc acheter les quotas supplémentaires utilisés aux entreprises qui ont réussi à réduire leurs émissions. Autrement dit, en réduisant leurs émissions de GES, les entreprises peuvent obtenir des bénéfices économiques. Une tonne d’équivalent CO2 se vend actuellement environ 18 $.

Qui vend réellement les quotas?

Il est à noter que ces quotas ne sont pas donnés gratuitement, à l’exception de quelques secteurs jugés sensibles à la compétition nationale et internationale. Il s’agit de secteurs comme l’extraction minière (en excluant le gaz et le pétrole), l’électricité et certaines entreprises de production. L’offre et la demande déterminent le prix des quotas et, par le fait même, le prix du carbone. L’argent dépensé par les entreprises pour acheter leurs quotas est collecté par le gouvernement du Québec, qui le verse dans le Fonds vert du Québec. Ce fonds est consacré aux programmes ou autres projets qui permettent de lutter contre les changements climatiques.

Mais quelle est notre responsabilité en tant que petite entreprise pour réduire les émissions de GES?

Malgré la mise en place de ce marché, le dernier inventaire des émissions de GES du Québec (2017) stipule que les émissions totales de la province se chiffraient à 78,6 Mt éq. CO2, ce qui équivaut à une diminution de seulement 8,7 % depuis 1990. Ce chiffre est loin de l’objectif de l’année 2020, qui était de diminuer les émissions de GES de 20 %. Si nous désirons atteindre nos objectifs, il faudra plus que le marché du carbone dans sa forme actuelle pour y parvenir.

Étant donné que NOVA envirocom est une entreprise qui produit moins de 10 000 tm éq. CO2 par année, elle n’est pas assujettie au SPEDE. Actuellement, il n’existe donc aucune réglementation qui incite ou qui oblige ce type d’entreprises à réduire ou à compenser ses émissions. Afin de participer à la lutte contre les changements climatiques, la direction de NOVA envirocom a donc décidé d’agir proactivement.

La contribution de NOVA envirocom dans la lutte aux changements climatiques

Depuis 2018, l’entreprise quantifie et suit ses émissions en réalisant un bilan carbone de manière annuelle. Cela lui permet de connaître sa performance et de suivre sa progression, tout en réalisant des projets de réduction et de compensation de ses émissions de GES. Par exemple, l’entreprise a fait l’acquisition d’une voiture électrique pour effectuer ses livraisons locales. La majorité des employés travaillent également de leur domicile, ce qui permet de réduire leurs émissions liées au transport. En plus, l’entreprise privilégie l’achat de produits provenant de fournisseurs locaux. La direction a également décidé de compenser ses émissions auprès du programme de Planetair.

Nous sommes fiers de nos actions et nous vous encourageons tous et toutes à faire de même pour assurer un meilleur avenir aux générations actuelles et futures.

Pour plus d’informations sur la démarche écoresponsable de NOVA envirocom, consultez notre rapport d’écoresonsabilité annuel.

Article rédigé par Marie-Philippe Perrault-Brière, Conseillère en stratégie d’écoresponsabilité (ADDERE service-conseil), et édité par Simon-Pierre Lussier de chez NOVA envirocom 

NOVA envirocom, de 1995 à 2020 

NOVA envirocom, de 1995 à 2020 

En 25 ans d’histoire, NOVA envirocom a connu de grandes transformations et a évolué de façon constante pour se positionner aujourd’hui comme le plus grand distributeur de vaisselle compostable au Québec. L’histoire de l’entreprise est intrinsèquement liée aux valeurs de développement durable, qui ont guidé les actions des personnes ayant contribué à bâtir l’expertise de l’organisation depuis ses débuts en 1995. C’est donc avec fierté que nous vous invitons à découvrir les moments marquants de l’histoire de NOVA. 

 

Le rêve d’un visionnaire 

Tout a commencé dans le sous-sol de Pierre Morency, un environnementaliste et militant activiste québécois. Après avoir passé de nombreuses années à s’engager au sein de différentes causes en lien avec l’environnement, qui l’ont mené notamment à participer à la fondation du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie et à devenir le président fondateur du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, il décide de se consacrer pleinement à l’environnement. C’est ainsi qu’il crée l’entreprise NOVA envirocom, née d’une intention de passer du militantisme à l’action. Monsieur Morency a voulu ainsi créer des solutions durables et respectueuses de l’environnement pour les organisations de la région, plus particulièrement dans le domaine de la gestion des matières résiduelles. 

 

À l’avant-garde avec le compostage 

À l’époque, le recyclage était novateur, mais le compostage était encore un grand méconnu du public. C’est dans l’optique d’implanter ce mode de grestion des matières résiduelles en Estrie que Monsieur Morency se lance dans la création d’un programme de compostage et dans la vente de bacs à compost. En entrevue à La Tribune, le fondateur de NOVA avait ainsi indiqué qu’il essayait de « combiner l’écologiste et l’homme d’affaires sans changer de discours ». 

Durant la première décennie de son histoire, NOVA a donc misé sur la sensibilisation au compostage, le service-conseil et la vente d’équipement nécessaire pour l’implantation du compost dans les municipalités. 

L’objectif de Pierre Morency était de créer un modèle de compostage rentable et respectueux de l’environnement, puis d’outiller les acteurs municipaux et économiques, ainsi que les citoyens, pour mettre en branle ce système. NOVA se spécialise donc dans « l’aide à l’implantation de programmes clé en main dans tous les secteurs touchant l’alimentation, dont les secteurs institutionnel, commercial et événementiel » (ARQ Info, Novembre 2010) L’entreprise développe un programme « clé en main » de formation en compostage domestique, dont des milliers de personnes bénéficient. En 1996 et en 1999, NOVA envirocom se retrouve finaliste dans la catégorie Éducation des prix Phénix de l’environnement du Québec

En 2001, l’entreprise obtient une subvention de 250 000 $ du nouveau Fonds d’action québécois pour le développement durable en vue d’offrir à la grandeur du Québec une formation en compostage domestique. L’initiative est également soutenue financièrement par Recyc-Québec et obtient l’appui technique de la Fédération québécoise des municipalités (FQM). Grâce à ces subventions, NOVA est en mesure d’offrir gratuitement la formation. 

 

Pierre Morency lors du dévoilement du programme de formation en compostage domestique

Crédit photo : Imacom-Daguerre (La Tribune) 

Pierre Morency lors du dévoilement du projet

Jusqu’en 2006, ce sont plus de 80 000 citoyennes et citoyens qui ont été formés à la technique du compostage domestique au cours de 1038 formations. Le programme de compostage est implanté dans plus de 700 villes au Québec. 

 

NOVA envirocom, toujours à la recherche de solutions 

NOVA envirocom est devenue en 2003 la première entreprise québécoise à offrir des sacs biodégradables fabriqués à base d’amidon de maïs. Pierre Morency s’y intéresse pour éviter que du matériel non compostable se retrouve dans les installations de compostage que l’entreprise a contribué à mettre en place. Vers le milieu de la décennie, alors que le compostage se démocratise au Québec, NOVA se lance dans la vente de vaisselle compostable, devenant ainsi la première entreprise au Québec à offrir cette gamme de produits. Pierre Morency a fait des recherches mondiales pendant près de 5 ans pour trouver des articles correspondant aux exigences.

Pierre Morency, fondateur de NOVA envirocom

Les affaires, 9 au 15 octobre

En 2005, NOVA participe à la foire commerciale Pollutec à Paris, regroupant plus de 1400 exposants. Ce rendez-vous, qui était alors l’un des plus importants dans le domaine de l’environnement, avait comme but d’avancer la négociation pour certains produits et de créer un réseau. 

En 2007, l’entreprise obtient un contrat de 2,4 millions de dollars avec la ville de Sherbrooke pour fabriquer des bacs à compost, affirmant sa notoriété dans le domaine. En parallèle, l’intérêt des restaurateurs se développe pour la vaisselle écoresponsable. L’année suivante, c’est avec la SÉPAQ que l’entreprise signe un contrat, cette fois-ci pour fournir de la vaisselle et des ustensiles compostables dans plus de 40 établissements. 

En 2008, l’entreprise se voit attribuer le « Coup de coeur » du jury au Prix québécois de l’entreprise citoyenne. Ce prix reconnaît les entreprises québécoises qui se sont démarquées par leur pratiques commerciales équitables et respectueuses ainsi qu’à récompenser des gestes novateurs et audacieux. 

NOVA fournissait d’ailleurs à cette époque de la vaisselle compostable pour divers événements à travers la province, dont la Traversée internationale du lac Memphrémagog, le Buffet des nations, la Fondation Rock-Guertin ainsi que la coupe Rogers disputée à Montréal en 2008. 

 

Un tournant pour la gestion des matières résiduelles au Québec 

Après une décennie à offrir des formations sur le compostage domestique partout à travers la province, NOVA produit un document qui regroupe le fruit des recherches et de l’expertise accumulées. Ce Guide de compostage domestique, vise à fournir des conseils pratiques aux citoyens afin qu’ils soient en mesure de poser des actions plus respectueuses de l’environnement, un aspect toujours présent au coeur des préoccupations de NOVA.

Guide de compostage domestique de NOVA envirocom

Un nouveau départ pour NOVA envirocom 

Pierre Morency cède la direction de NOVA envirocom en 2012. Cette année marque aussi un jalon important dans l’histoire de l’entreprise, alors que celle-ci se dote d’un site transactionnel. Le nouveau système de transaction en ligne permet d’avoir un contact direct avec le client, et par le fait même éliminer des intermédiaires. Les nouveaux actionnaires investissent dès lors un secteur d’activités différent, alors que des produits 4 saisons sont offerts, s’adressant principalement au secteur industriel. 

En 2012, NOVA remporte le prix « Les Vivats » , catégorie fournisseur. Les critères de sélection de ce prix sont la pratique exemplaire, le caractère novateur des mesures responsables, le niveau de difficulté rencontré, les impacts mesurables sur l’environnement, la société et l’économie. Nova est félicitée pour avoir repoussé les limites de la gestion des matières organiques en développant des outils et un savoir-faire unique et transmissible. L’intégration de la vaisselle compostable fabriquée de bioplastiques est considéré comme une “utopie devenue réalité”

NOVA envirocom remporte le prix Les Vivats en 2012

En 2014, l’entreprise prend un nouveau tournant: au moment de l’acquisition par de nouveaux actionnaires, ses activités sont scindés pour en faire deux entités distinctes. L’une d’elle se spécialise exclusivement à la commercialisation des produits d’emballage pour le secteur alimentaire. C’est ainsi que Bio-Solutions CR inc, une entreprise qui a pour mission de commercialiser des alternatives plus écoresponsables, a pris en charge la destiné de cette activité. Selon ses nouveaux dirigeants, le marché est alors en pleine émergence et nécessite qu’on y consacre toutes nos énergies. Les besoins se diversifient, les attentes sont de plus en plus grandes et les enjeux à l’égard de la saine gestion des matières résiduelles appellent à une réponse bonifiée. Par conséquent, les cinq dernières années auront été consacrées à se rapprocher de la clientèle, améliorer notre performance opérationnelle et à solidifier la chaîne d’approvisionnement. Certainement moins éloquente que ses réalisations passées, NOVA a néanmoins construit ces dernières années le socle de son essor futur. 

 

NOVA envirocom, 25 ans plus tard 

L’entreprise NOVA envirocom se concentre maintenant sur la distribution de vaisselle compostable et d’emballages écoresponsables. Sébastien Richer, président de l’entreprise, explique que « NOVA a comme mission de proposer des solutions et produits auprès de la clientèle des domaines de la restauration, de l’événementiel et du secteur institutionnel ». Le développement durable reste un pilier fondamental des activités de l’entreprise, un premier rapport d’écoresponsabilité a d’ailleurs été publié en 2020 afin de rendre compte de ses avancements en développement durable et de ses objectifs pour les années à venir. 

 

Évolution du logo 

 

1995 à 2012 

Logo de NOVA envirocom de 1995 à 2012

2012 à 2014 

Logo de NOVA envirocom de 2012 à 2014

2014 à 2020

 

Logo de NOVA envirocom de 2014 à 2020

 

2020 

Logo de NOVA envirocom en 2020

 

Visionner la capsule spéciale pour les 25 ans de NOVA envirocom 

 

 

Comment compenser les émissions de GES en tant qu’entreprise ?

Comment compenser les émissions de GES en tant qu’entreprise ?

Dans les articles précédents, nous vous avons expliqué les enjeux environnementaux liés aux émissions de gaz à effet de serre (GES), le fonctionnement du marché carbone, ainsi que la stratégie mise en place chez NOVA envirocom pour calculer et réduire ses émissions de GES. Malgré nos efforts de réduction, nous produisons tout de même des émissions qui sont impossibles à éliminer. Elles contribuent donc à accélérer le réchauffement climatique actuel. Il existe cependant une solution pour limiter notre impact environnemental: il s’agit de la compensation carbone.

Qu’est-ce que la compensation carbone ?

La compensation carbone est basée sur le principe qu’il est possible d’annuler ou de neutraliser les impacts d’une quantité d’émissions de GES émise à un endroit, en participant à un projet de séquestration ou de réduction d’émissions de GES qui se réalise à un autre endroit. La séquestration consiste à stocker à long terme du dioxyde de carbone (CO2) ou d’autres gaz à effet de serre hors de l’atmosphère, notamment dans les forêts ou dans les océans. Les projets de réductions visent quant à eux à réduire les émissions de GES qui auraient été générées si le projet de compensation n’avait pas eu lieu. Il s’agit par exemple de projets de parcs d’éoliennes ou d’énergie solaire ou encore de fours à cuisson plus efficients.

Il est donc d’abord nécessaire de connaître le nombre de tonnes de CO2 équivalent que nous émettons pour pouvoir effectuer leur compensation. Une fois que ce chiffre est connu, les tonnes de CO2 éq. émises peuvent être transformées en crédits carbone (ou crédit compensatoire). Il s’agit d’une unité de mesure qui sert à faciliter les transactions et les échanges de tonnes de CO2 équivalent. En d’autres mots, lorsqu’une entreprise ou une personne désire compenser ses émissions, elle fait affaire avec une autre organisation, qui lui vend des crédits carbone en échange du nombre d’émissions produites.

L’argent obtenu par cette vente est investi dans des projets de compensation. Le prix des crédits carbone varie en fonction du type de projet que l’organisation finance. Contrairement au marché carbone réglementé, il s’agit d’une compensation volontaire, qui est réalisée à l’échelle des individus ou d’organisations de petites et moyennes tailles. La compensation carbone permet donc de devenir carboneutre et ainsi neutraliser son impact sur le climat.

Quels sont les projets qui permettent de compenser les émissions de GES ?

Il existe divers projets qui permettent de réduire ou de séquestrer les émissions de GES, qui sont réalisés par diverses organisations. Les plus connus sont les projets de reboisement, puisque les arbres ont la capacité d’absorber et de stocker le CO2. Mais il existe divers autres types de projets qui permettent de compenser les GES, comme par exemple les projets de conservation des milieux naturels, les projets liés aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique, à la gestion de l’eau ou encore, à la réduction de matières résiduelles. Ils permettent de réduire les émissions de GES produites. Certains projets communautaires et de sensibilisation peuvent aussi être inclus s’ils respectent les paramètres des projets de compensation.

Il est important de noter que la compensation carbone n’est pas une solution optimale. Il se peut que l’argent issu des crédits carbone ne soit pas toujours complètement et directement investi dans les projets de compensation. En plus, certains projets peuvent être mal dirigés ou menés de manière irrespectueuse pour l’environnement et les communautés, ce qui limitera leur impact positif réel. Par exemple, le fait de planter des arbres est une bonne solution, mais si ces arbres finissent par être rapidement coupés ou brûlés, le projet n’aura servi à rien.

Il est donc toujours préférable d’opter avant tout pour la réduction à la source des GES. Lorsque vous ne pouvez plus réduire, alors vous pouvez envisager la compensation. Il est alors important de choisir une organisation fiable qui offre des projets certifiés qui auront des retombées positives réelles et significatives.

Comment compenser les émissions de GES? Le choix de Planetair

Il existe plusieurs organismes québécois et canadiens qui proposent des projets de compensation. Nous voulions choisir un organisme qui présente des projets certifiés et reconnus, permettant une réduction réelle et permanente des émissions de GES, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de vie communautaire. Notre choix s’est finalement porté sur l’organisme de Planetair.

Planetair est un programme d’Unisféra, un organisme à but non lucratif (OBNL) fondé en 2002 au Canada. Il est notamment recommandé par Équiterre et la Fondation David Suzuki. Le magazine Protégez-Vous a d’ailleurs reconnu le sérieux de Planetair, en en faisant son seul choix recommandé parmi 11 fournisseurs de crédits-carbone.

Les projets de compensation proposés par Planetair sont tous certifiés Gold Standard. Les crédits certifiés sont vérifiés selon une méthodologie reconnue sur le plan international.  Elle assure que l’argent investi dans les crédits carbone est bel et bien destiné à des projets qui mèneront vers des retombées environnementales positives et concrètes.  Planetair propose plus d’une quinzaine de projets, qui sont déployés au Canada et au Québec, mais aussi en Afrique, en Asie et en Océanie. Parmi les projets proposés, nous avons donc opté pour le projet « Paradigme : Cuisinières écoénergétiques et eau potable », qui répondait à tous nos critères.  

Ce projet permet de distribuer des cuisinières et des appareils de purification d’eau aux communautés locales du Kenya. Dans ce pays, la plupart des familles doivent investir une grande majorité de leur temps et de leurs revenus pour acquérir du combustible, afin de cuisiner et de faire bouillir leur eau pour la rendre potable. Les familles doivent collecter du bois de chauffage, ce qui contribue à la déforestation du pays. Le projet permet de distribuer des fourneaux plus efficaces et des purificateurs d’eau. Cela permet de réduire l’utilisation du bois de chauffage et les pressions exercées sur les forêts. En plus, les cuisinières fournies contribuent à réduire d’environ 50 % la consommation de combustible et de 70 % les émissions toxiques. Les familles peuvent donc réaliser des économies qui représentent jusqu’à 15 % de leur revenu familial et profiter d’un air intérieur plus pur et d’une eau de meilleure qualité, limitant ainsi le risque de maladies respiratoires et les maladies d’origine hydrique. Le projet contribue également à créer des opportunités d’emplois et des économies de temps et d’argent.

Selon les informations relevées par Planetair, ce projet a contribué à améliorer la santé et la qualité de vie de plus de 600 000 personnes, tout en évitant les émissions de plus de 484 000 tonnes de GES. Nous sommes donc très fiers d’y contribuer.

Notre objectif : la carboneutralité !

Planetair offre également une certification carboneutre, qui atteste que les émissions d’une entreprise ont été calculées et compensées. La certification exige que les émissions directes de catégorie 1 et les émissions indirectes de catégorie 2 soient compensées. Les autres émissions indirectes (catégorie 3) n’ont quant à elles pas à être systématiquement compensées. Nous avons commencé les démarches afin d’obtenir cette certification, qui permet de faire la vérification de notre inventaire carbone pour nos émissions de 2019.

Nous allons ainsi compenser les émissions de GES de 53,32 tonnes de CO2 éq. Elles totalisent nos émissions directes (combustion mobile et chauffage) et nos émissions indirectes liées à :

  • l’achat d’électricité,
  • déplacement de nos employés,
  • voyages d’affaires,
  • gestion des matières résiduelles et,
  • transport des marchandises envoyées.

Nous avons exclu deux sources d’émissions indirectes, soit le transport des marchandises reçues et les déplacements de nos clients. Ces sources résultent d’acteurs externes et peuvent difficilement être contrôlées directement par les décisions de NOVA envirocom.

Nous désirons ainsi contribuer à la neutralité carbone via la compensation des émissions de GES. Nous voulons faire notre part à la lutte aux changements climatiques en tant qu’entreprise écoresponsable et en tant que citoyen corporatif. Nous espérons que cette série d’articles vous aura inspiré à vous engager à réaliser votre propre démarche en gestion des émissions des GES, pour que vous puissiez vous aussi participer à la protection de notre planète.

Article rédigé par Marie-Philippe Perreault-Brière, Conseillère en stratégie d’écoresponsabilité (ADDERE service-conseil) 

L’inventaire des émissions GES

L’inventaire des émissions GES

Dans l’article précédent, nous avons abordé le rôle des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le réchauffement climatique actuel, le développement du marché du carbone ainsi que la responsabilité des entreprises. Nous cherchons maintenant à vous présenter notre propre démarche de gestion des GES chez NOVA envirocom. Cette étape nécessite la réalisation d’un inventaire GES.

L’inventaire GES : à quoi ça sert ?

L’inventaire des GES consiste à établir un portrait des principales sources d’émissions de GES de l’entreprise sur une période donnée. Cette étape fournit un indicateur de performance environnementale très utile pour les entreprises qui souhaitent se fixer des objectifs et des mesures de réduction. Cette étape est cruciale dans la démarche de calcul de l’empreinte carbone de toute organisation.

Les inventaires d’émissions de GES peuvent être assez complexes à produire. Ils doivent répondre à plusieurs critères pour être reconnus. Ils sont généralement construits selon la norme internationale ISO 14064, dont la dernière version a été créée en 2018. Cette norme explique toutes les directives applicables aux organisations pour déclarer leurs émissions de GES. Pour être conforme, l’inventaire doit comprendre une méthodologie justifiée et transparente qui explique le choix des démarches, des calculs et des facteurs d’émissions.

Comment calculer les émissions de GES ?

Les facteurs d’émissions sont des coefficients qui permettent de convertir une donnée d’activité en quantité d’émissions de GES. Il existe plusieurs facteurs d’émission pour une même activité. Pour que l’inventaire soit véridique, il est donc important d’utiliser des outils et des facteurs d’émissions qui sont récents et adaptés à la région où l’entreprise effectue ses activités.

L’inventaire GES : à quoi ça sert ?

On calcule les émissions de GES en multipliant la donnée attribuée à une activité par un facteur d’émission lié à cette donnée. Par exemple, la consommation d’essence en litre est multipliée par son facteur d’émission de CO2. Ce calcul donne le nombre de kilogrammes d’émissions de CO2 produits par litres d’essence consommés.

Il est important de noter que chaque activité produit différents GES, comme le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), les hydrofluocarbures (HFCs), etc.

L’inventaire GES : tenir compte des différences de chaque GES

Pour comparer ces gaz dans un ensemble, il est donc nécessaire de convertir les quantités obtenues pour chaque gaz en une unité qu’on appelle CO2 équivalent. Pour ce faire, la quantité de gaz produite (kg de GES) est multipliée par leur potentiel de réchauffement climatique planétaire (PRP).

 Le PRP est une mesure qui permet de déterminer la capacité qu’a un gaz à piéger la chaleur dans l’atmosphère, par rapport au CO

Par exemple, le CH4 possède un PRP de 25, comparativement au CO2 qui possède un PRP de 1. Plus le chiffre est élevé, plus le gaz a une grande capacité d’absorption de la chaleur. Les résultats pour chaque gaz sont ensuite additionnés, pour obtenir un résultat en tonne de CO2 équivalent.

Alors, oui, ça peut être complexe de calculer ses émissions !

Les différentes sources d’émissions de NOVA envirocom

Il y a plusieurs sources d’émissions de GES à considérer lorsque vous effectuez votre inventaire. Vous devez tâcher de toutes les inclure dans votre bilan. Toutefois, il est possible que certaines émissions ne puissent pas être incluses, étant donné que vous ne possédez pas les données nécessaires pour faire les calculs. Vous devez expliquer vos choix dans votre inventaire. Les sources d’émissions sont liées à différentes catégories :

Inventaires des GES pour l’année 2019

Notre bilan a été effectué par ADDERE Service-conseil et révisé par une ressource externe. Pour l’année 2019, nous avons produit un total de 627,91 tonnes de CO2 éq. Nos émissions directes de catégorie 1, qui représentent la combustion mobile et le chauffage sont de 36,65 tonnes de CO2 éq. Les émissions de catégorie 2 ne représentent que 0,11 tonne de CO2 éq. Nos émissions indirectes de catégories 3 sont les plus élevées, comptabilisant 591,03 tonnes de CO2 éq. Ce chiffre s’explique par le fait que nous importons des produits venant de la Chine, qui ne sont actuellement pas fabriqués au Canada. Les émissions liées au transport des marchandises reçues totalisent 423,78 tonnes de CO2 éq. Elles représentent 67 % des émissions totales. Les détails de nos résultats sont présentés dans le rapport d’écoresponsabilité.

Nos mesures de réduction : plusieurs projets en cours !

Afin de réduire nos émissions pour l’année 2020, nous avons fait l’acquisition d’une voiture électrique pour effectuer les longs trajets d’affaires. Ce type de voiture ne consomme pas d’essence, ce qui contribue à réduire les émissions de GES produites. En plus, nous tâchons de privilégier les fournisseurs et les clients locaux lorsque c’est possible, afin de limiter le transport de notre marchandise. Nous travaillons actuellement à la construction d’une grille d’évaluation pour nos fournisseurs, afin de faire des choix plus écoresponsables. Également, en partie grâce à la crise sanitaire de 2020, nos employés travaillent maintenant majoritairement en télétravail à partir de leur domicile. Ceci réduira considérablement les émissions occasionnées par les déplacements domicile-travail. Finalement, nous trions et classons nos matières résiduelles chaque deux semaines afin réduire au maximum notre production de déchets. Nous avons d’ailleurs mis en place plusieurs mesures de réduction et de réutilisation dans nos entrepôts pour limiter notre production de déchets.

Nous préparons également un outil qui nous permettront de faciliter la récolte des données pour effectuer notre prochain inventaire pour l’année 2020. Cet outil nous permettra de constater notre évolution au fil des mois et de nous fixer de nouveaux objectifs. La réalisation d’un inventaire GES représente de nombreuses heures d’implication tout au long de l’année. Mais nous considérons qu’il s’agit d’un outil essentiel pour nous aider à devenir une entreprise écoresponsable efficace et performante.

Article rédigé par Marie-Philippe Perreault-Brière, Conseillère en stratégie d’écoresponsabilité (ADDERE service-conseil) 

Réduction des émissions de GES : pourquoi est-ce important de faire notre part en tant que petite entreprise québécoise ?

L’importance de faire notre part en tant que petite entreprise québécoise

La réduction des gaz à effet de serre (GES) est l’un des quatre enjeux priorisés dans la démarche écoresponsable de NOVA envirocom. Dans cette optique, nous avons développé plusieurs projets et mis en place certaines mesures visant à quantifier et à suivre nos émissions. Notre but? Mieux les réduire et les compenser. Grâce à cette volonté, nous participons aux objectifs de réduction gouvernementaux du Québec, qui visent à diminuer les émissions de GES totales de la province de 37,5 % d’ici 2030. Mais pourquoi nous sommes-nous engagés à participer à cet objectif ? Et surtout, pourquoi est-il crucial pour les entreprises de faire de même ?

D’abord, qu’est-ce que l’effet de serre et le réchauffement climatique ?

L’effet de serre est un phénomène naturel : la lumière émise par le soleil permet de réchauffer notre planète, mais cette chaleur a tendance à s’échapper vers l’espace. Les GES contenus dans notre atmosphère, dont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane  (CH4) et la vapeur d’eau (H2O), créent une couche isolante qui emprisonne la chaleur. Ce phénomène permet de conserver la température moyenne de la Terre à 15 °C. Sans ces gaz, elle chuterait à environ -18 °C, ce qui serait trop froid pour maintenir la biodiversité actuelle.

Or, 97 % des scientifiques affirment que la terre subit actuellement un réchauffement climatique important et accéléré. Ce réchauffement est principalement attribué aux activités humaines qui émettent de fortes concentrations de GES dans l’atmosphère, telles que la combustion du pétrole, la déforestation ou l’agriculture intensive. Depuis la fin du 19e siècle, la concentration du CO2 est passée de 280 parties par million (ppm) à plus de 415 ppm en 2020. Il s’agit du plus haut taux jamais enregistré depuis le début des premiers relevés dans les années 50.

Ce réchauffement climatique menace les conditions de vie qui nous permettent de prospérer sur la Terre. Les épisodes de canicules et d’inondations sont de plus en plus fréquents, le niveau des océans monte rapidement tout comme leur niveau d’acidification, la banquise de l’Arctique disparaît peu à peu…  Tous ces phénomènes ont des conséquences graves et néfastes sur les écosystèmes, notre santé et notre économie. Des mesures doivent donc être rapidement mises en place pour réduire considérablement nos émissions de GES.

Le rôle des entreprises pour réduire les émissions de GES : le développement du marché du carbone au Québec

Pour répondre à cet enjeu, le Québec a créé en 2013 le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (SPEDE). Le SPEDE a été mis en place pour inciter les entreprises et les citoyens à changer leurs pratiques et leurs comportements afin de réduire les émissions de GES de la province. Ce système est aussi connu comme étant le marché du carbone.

Cependant, ce ne sont pas toutes les entreprises qui doivent y participer. En effet, le Règlement sur la déclaration obligatoire de certaines émissions de contaminants dans l’atmosphère, qui est lié à la Loi sur la qualité de l’environnement, oblige les organisations qui émettent 10 000 tonnes métriques ou plus en équivalent CO2 (tm éq. CO2) par année à déclarer leurs émissions atmosphériques annuellement. Les entreprises visées par ce règlement sont surtout les grandes industries, le secteur de la production de l’électricité ainsi que les distributeurs de carburant et de combustible. Seuls les entreprises ou les autres établissements qui émettent plus de 25 000 tm éq. CO2 par année doivent obligatoirement s’inscrire au SPEDE, selon le Règlement concernant le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre. Les autres entreprises peuvent s’inscrire au SPEDE de manière volontaire.

Le fonctionnement du SPEDE pour les nuls

En résumé, voici comment le SPEDE fonctionne. Le gouvernement du Québec détermine un plafond d’émissions de GES qui diminue progressivement chaque année. Imaginez ce que ce plafond est une immense pizza. . Ensuite, le gouvernement donne à chaque entreprise assujettie au SPEDE une portion de ce plafond, donc de cette pizza, en leur attribuant un certain nombre de droits d’émissions ou de droits à polluer, qui sont aussi appelés des quotas. Subséquemment, chaque entreprise possède une part de la pizza et les quotas représentent les bouchées qu’elles peuvent consommer.

Pour être conformes à la loi, les entreprises participantes ne doivent pas dépasser les quotas qui leur ont été attribués. Elles doivent donc tenter de ne pas manger toute leur part de pizza et de laisser des bouchées de côté pour réduire leurs émissions.. Les entreprises atteignent cet objectif peuvent vendre les quotas non utilisés – ou les bouchées qu’elles ont laissées de côté – dans le marché du carbone. Les entreprises gloutonnes, qui n’ont pas su respecter la limite d’émissions de GES déterminée, , doivent donc acheter les quotas supplémentaires utilisés aux entreprises qui ont réussi à réduire leurs émissions.. Autrement dit, en réduisant leurs émissions de GES, les entreprises peuvent obtenir des bénéfices économiques.Une tonne d’ équivalent CO2 se vend actuellement environ 15 $.

Il est à noter que ces quotas ne sont pas donnés gratuitement, à l’exception de quelques secteurs qui sont jugés sensibles à la compétition nationale et internationale, comme l’extraction minière (en excluant le gaz et le pétrole), l’électricité et certaines entreprises de production. L’offre et la demande déterminent le prix des quotas et, par le fait même, le prix du carbone. L’argent dépensé par les entreprises pour acheter leurs quotas est collecté par le gouvernement du Québec, qui le verse dans le Fonds vert du Québec. Ce fonds est consacré aux programmes ou autres projets qui permettent de lutter contre les changements climatiques.

Réduction des émissions de GES : quelle est notre responsabilité en tant que petite entreprise ?

Malgré la mise en place de ce marché, le dernier inventaire des émissions de GES du Québec (2017) stipule que les émissions totales de la province se chiffraient à 78,6 Mt éq. CO2, ce qui équivaut à une diminution de seulement 8,7 % depuis 1990. Ce chiffre est loin de l’objectif de l’année 2020, qui était de diminuer les émissions de GES de 20 %. Si nous désirons changer les choses, il faudra plus que le marché du carbone pour y parvenir.

Étant donné que NOVA envirocom est une entreprise qui produit moins de 10 000 tonnes métriques de CO2-équivalent par année, elle n’est pas assujettie au SPEDE. Actuellement, il n’existe donc aucune réglementation qui incite ou qui oblige ce type d’entreprises à réduire ou à compenser ses émissions. Afin de participer à la lutte contre les changements climatiques, la direction de NOVA envirocom a donc décidé d’agir.

Une obligation éthique

Depuis 2018, l’entreprise quantifie et suit ses émissions en réalisant un bilan carbone de manière annuelle. Cela lui permet de connaître sa performance et de suivre sa progression, tout en réalisant des projets de réduction et de compensation de ses émissions de GES. Par exemple, l’entreprise a fait l’acquisition d’une voiture électrique pour effectuer ses livraisons locales. La majorité des employés travaillent également de leur domicile, ce qui permet de réduire leurs émissions liées au transport. En plus, l’entreprise privilégie l’achat de produits provenant de fournisseurs locaux. La direction a également décidé de compenser ses émissions auprès du programme de Planetair.

Nous sommes fiers de nos actions et nous vous encourageons tous et toutes à faire de même pour assurer un meilleur avenir aux générations actuelles et futures.

Pour plus d’informations sur la démarche écoresponsable de NOVA envirocom, consultez notre rapport d’écoresonsabilité annuel.

Article rédigé par Marie-Philippe Perreault-Brière, Conseillère en stratégie d’écoresponsabilité (ADDERE service-conseil) 

L’écoresponsabilité, une priorité chez NOVA envirocom 

L’écoresponsabilité, une priorité chez NOVA envirocom 

Cette année, NOVA présente pour la première fois un rapport d’écoresponsabilité afin de rendre compte de ses avancements en développement durable et de ses objectifs pour les années à venir. Voici donc un bref portrait de nos démarches écoresponsables. 

 

Qu’est-ce que l’écoresponsabilité?

 L’Office québécois de la langue française (OQLF) définit l’écoresponsabilité comme « la qualité d’une personne physique ou morale, d’un comportement ou d’une activité qui tient compte de principes de respect à long terme de l’environnement physique, social et économique » (OQLF, 2011). Ce concept peut s’appliquer dans différentes sphères de la société, autant au niveau individuel que corporatif. Alors que l’environnement naturel se voit en péril à cause des activités humaines, il importe de se pencher sur la portée que nos actions ont sur la planète et sur l’ensemble de la société. Les principes du développement durable permettent alors de s’aligner vers des comportements plus écoresponsables. 

 

NOVA envirocom et l’écoresponsabilité

L’écoresponsabilité a été un souci chez NOVA depuis le tout début. En mettant en place un programme de compostage domestique, l’entreprise avait comme but d’améliorer la gestion des matières résiduelles et de diminuer l’impact environnemental des déchets. Par la suite, l’offre de produits compostables vient renchérir cette vision. 

En 2017, NOVA s’associe à l’organisme ADDERE Service-conseil pour mettre en place une démarche écoresponsable structurée. Mais au préalable, des discussions avaient été réalisées avec les parties prenantes et les fournisseurs pour cibler les attentes en termes de performances environnementales et sociales. C’est donc sur de bonnes bases qu’un premier plan d’action a été bâti. De plus, un comité développement durable/hygiène, santé et sécurité à été mis sur pied pour assurer l’avancement des projets. 

L’année 2018 marque un tournant important, puisqu’un premier bilan carbone des activités de l’entreprise a été réalisé. Ce calcul des émissions de gaz à effet de serre (GES) est un indicateur important pour cibler les actions à mettre en place dans une perspective de réduction des GES. Un deuxième bilan a été effectué en 2019 avec une méthodologie améliorée.

 

La démarche stratégique et les réalisations 

La démarche stratégique d’écoresponsabilité de NOVA se décline en 4 axes principaux : 

  1. Sécurité des employés et contexte de travail;
  2. Gestion des émissions de GES;
  3. Communication en développement durable; 
  4. Meilleure proximité avec les clients.

 

À partir de ces axes, plusieurs actions ont été menées à terme depuis 2017. Notamment la formation et la sensibilisation d’employés sur le développement durable, l’acquisition d’un véhicule électrique pour les déplacements liés à l’entreprise et la création d’un catalogue virtuel pour réduire la consommation de papier. Nous vous invitons à consulter notre rapport d’écoresponsabilité pour connaître l’ampleur des mesures adoptées.

Pour les années à venir, NOVA misera sur l’approvisionnement responsable, l’éco-conception des produits, le développement professionnel des employés ainsi que la réduction des GES.

En plus des efforts pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise, NOVA désire avoir le meilleur impact possible sur la société. Elle a donc lancé le programme de soutien à la communauté enDUO. Ce programme s’adresse aux organismes communautaires, assurant un soutien matériel pour la tenue d’activités présentant un impact social positif dans leur localité.

Consultez le rapport d’écoresponsabilité 2019 – 2020