par Maria Camila Gallego Betancur | 15 juillet 2020 | Astuces, Environnement
Saviez-vous que, selon une étude menée en 2018 par Recyc-Québec, 697 kg de matières résiduelles ont été éliminées par habitant en un an? La quantité de déchets qui se retrouvent dans les sites d’enfouissement est une problématique importante au Québec. Alors, comment peut-on faire de notre part pour contribuer à une saine gestion des matières résiduelles? Le principe des 3RV, bien connu dans le domaine environnemental, présente des solutions intéressantes. Dans cet article, nous en examinerons les 4 composantes et nous fournirons quelques conseils pratiques pour l’appliquer au quotidien.
Réduction à la source

La première étape consiste à réduire le plus possible les déchets qui sont produits, ce qui commence au moment de l’achat. Voici quelques conseils pour la réduction à la source:
- Privilégier la qualité plutôt que la quantité : lorsque l’on achète des produits de basse qualité, il faut les remplacer plus rapidement et ceux-ci se retrouvent à la poubelle. En optant pour la durabilité, on contribue à réduire à la source
- Éviter le suremballage : À l’épicerie, plusieurs produits viennent emballés sans réelle nécessité. Optez pour les fruits et légumes sans emballages
- Planifier et prévoir : La planification peut être un atout important pour éviter le gaspillage, surtout lorsqu’il est question d’aliments. Faire son épicerie en prévoyant les repas qui seront préparés, par exemple, est une façon de s’assurer que la quantité de matières organiques générées sera réduite Cela s’applique aussi pour d’autres sphères du quotidien, prévoir d’apporter une bouteille d’eau avec soi peut éviter d’acheter inutilement des bouteilles en plastique
La réduction à la source englobe aussi la réduction des gaz à effets de serre émis dans différents secteurs d’activités. L’achat local et les déplacements écoresponsables sont aussi des attitudes qui contribuent au premier Consultez notre article 6 conseils pour réduire son empreinte écologique afin d’en découvrir plus à ce sujet.
Réemploi

La deuxième étape propose de donner une deuxième vie aux produits avant de les jeter à la poubelle. Par exemple, un sac de plastique peut être utilisé à plusieurs reprises tout en restant fonctionnel. Saviez-vous que l’inventeur du sac de plastique n’avait jamais envisagé que celui-ci devienne un article à usage unique, et qu’il transportait un sac plié dans sa poche partout où il allait? Découvrez cette histoire surprenante ici. Voici quelques autres conseils pour réutiliser les objets:
- Faites des échanges ou des dons de vêtements et autres objets que vous ne voulez plus utiliser
- Utilisez le verso des feuilles de papier et évitez d’imprimer s’il est possible de consulter des documents sur écran
Recyclage

Le recyclage est un procédé qui permet de produire de nouveaux objets à partir des déchets recyclables. Il faut toutefois faire attention à ce que nous mettons dans le bac de recyclage, car il existe différentes catégories de produits qui ne sont pas nécessairement recyclables. Quelques conseils pour mieux recycler:
- Apprenez à lire les codes de recyclage pour bien disposer des déchets. L’application Ça va ou?, mise en place par Recyc-Québec, vous sera très utile à cet effet
- Gardez un sac de produits pour l’écocentre, tels que les piles, les appareils électroniques ou encore les stylos
Pour plus d’informations sur comment mieux récupérer, voici une ressource intéressante.
Valorisation

La valorisation implique des procédés de transformation pour extraire de nouveaux matériaux d’un produit ou de l’énergie. Le compostage domestique et industriel sont d’excellents exemples de valorisation. Voici quelques conseils pour mettre en pratique ce concept:
- Faites du compostage à la maison pour vos restants alimentaires et autres matières organiques comme les feuilles mortes
- Privilégiez les produits faits de matériaux compostables plutôt que de plastique
- Assurez-vous d’avoir accès aux installations nécessaires pour composter lorsque vous organisez des évènements
En somme, que ce soit pour adopter une attitude respectueuse de l’environnement au quotidien ou pour organiser un événement écoresponsable, connaître les principes des 3RV peut s’avérer un atout. Le gouvernement du Québec a par ailleurs récemment annoncé un investissement de 1,2 milliard de dollars au cours des 10 prochaines années pour réduire la quantité de matières résiduelles enfouies, ce qui montre l’importance de faire de sa part pour pallier à cette problématique.
par Maria Camila Gallego Betancur | 17 juin 2020 | Astuces, Environnement
Saviez-vous que, selon l’ONU, plus du tiers de la production mondiale de nourriture est gaspillée? Alors que des millions de personnes à travers le monde souffrent de malnutrition et que d’importantes ressources naturelles sont exploitées annuellement dans le secteur agro-alimentaire, nous baignons dans un système qui ne sera pas durable sur le long terme. Dans l’optique de sensibiliser la population à ces enjeux, l’Assemblée générale de l’ONU a déclaré le 18 juin comme étant la Journée mondiale de la gastronomie durable. Mais avez-vous déjà réfléchi à l’impact environnemental et social de ce que vous mettez dans votre assiette? Connaissez-vous des stratégies pour cuisiner et déguster des plats gastronomiques de façon durable? Cet article saura sans doute répondre à vos questions!
C’est quoi, la gastronomie durable ?
L’art du bien-manger, l’art de la table, l’art de la bonne chère… vous savez sûrement que la gastronomie fait référence à une expression culturelle qui se manifeste par la nourriture et la dégustation de plats. Peut-être que vous avez même eu la chance de découvrir des gastronomies de différentes régions du monde. La durabilité, quant à elle, vient englober les enjeux qui s’étendent au-delà de l’assiette. Plus précisément, l’ONU décrit la gastronomie durable comme « une cuisine qui tient compte de la provenance des ingrédients, de la façon dont les aliments sont cultivés et dont ils arrivent sur nos marchés et éventuellement dans nos assiettes ». Pour cheminer vers une gastronomie durable, il est important de réfléchir sur l’impact engendré par chacune des étapes du processus alimentaire.
Se nourrir de façon durable : plus important que jamais
Alors que près d’une personne sur neuf souffre de malnutrition dans le monde, selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont perdues ou gaspillées chaque jour à travers le monde. Au Canada, la nourriture gaspillée annuellement pourrait nourrir l’ensemble des habitants du pays pendant 5 mois, selon Recyc-Québec. Toute cette nourriture gruge non seulement de précieuses ressources naturelles, mais dégage d’importantes émissions de gaz à effet de serre lors de son incinération. Le transport contribue aussi au réchauffement climatique et à la perte d’aliments, d’où l’importance de mettre en valeur les ingrédients et les produits qui sont locaux et saisonniers. D’un point de vue économique, la gastronomie durable est bénéfique, puisqu’elle encourage les fermiers et les entreprises locales.
8 astuces pour mettre en pratique la gastronomie durable
La pratique d’une gastronomie durable se fait autant à la maison qu’à l’extérieur, et des conseils très simples peuvent vous aider à l’incorporer dans votre quotidien.
1. Profitez de l’intégralité des aliments
Plusieurs personnes jettent systématiquement certaines parties des aliments, comme les fanes (feuilles de radis). Celles-ci se prêtent pourtant à merveille pour concocter de délicieuses salades. Les queues de fraise peuvent servir à faire des infusions, alors que les noyaux de cerises permettent de fabriquer des sacs magiques maison! Quelques recherches sur Internet vous permettront d’explorer la panoplie d’options qui s’offrent à vous pour profiter de toutes les parties des aliments.
2. Osez sortir des sentiers battus
Adaptez vos recettes traditionnelles pour utiliser les ingrédients que vous avez sous la main. Vous découvrirez sans doute de nouvelles saveurs exquises. Certains chefs de renommée internationale proposent d’ailleurs des recettes anti-gaspillage, comme le fait Simon Bertrand sur son site web.
3. Planifiez, planifiez et planifiez
Avoir une idée du menu de la semaine et des plats que vous comptez préparer vous permettra de choisir la bonne quantité d’aliments dont vous aurez besoin à l’épicerie, et ainsi éviter des surplus qui se retrouveront par la suite dans la poubelle.
4. Essayez des techniques de conservation d’aliments comme la fermentation ou la congélation
Avant de jeter des aliments qui traînent depuis quelques jours au fond de votre frigo, envisagez les fermenter ou les congeler. Leur durée de vie sera prolongée, et ils seront tout aussi délicieux! Vous pouvez aussi transformer des fruits mûrs en confiture ou des légumes en potages.
5. Privilégiez des aliments ancestraux
En utilisant des aliments entiers, peu transformés, plusieurs étapes de transport et de mécanisation sont évitées. Cela diminue les émissions de GES engendrées. Les légumineuses, les grains entiers, les fruits et les légumes en sont quelques exemples. De plus, votre santé en bénéficiera grandement!
6. Achetez le plus possible local et saisonnier
En favorisant les produits locaux et de saison, l’empreinte écologique de vos aliments diminue considérablement, puisque ceux-ci auront parcouru des distances moins importantes. C’est aussi une belle façon de soutenir l’économie locale! Si vous en avez la possibilité, envisagez de vous joindre à un jardin communautaire ou d’installer des potagers chez vous. Vous découvrirez peut-être un nouveau passe-temps divertissant!
7. Encouragez les restaurants qui adoptent des pratiques durables.
Le guide Michelin a introduit en 2020 un nouveau logo pour mettre de l’avant les restos qui pratiquent la gastronomie durable.
8. Apportez vos contenants au resto
Cela peut vous sembler bizarre au début, mais c’est une habitude qui peut facilement se bâtir et qui vous permettra de ramener des restes lorsque vos yeux voient plus grand que votre estomac. Vous éviterez ainsi que les restants de nourriture qui ne valent pas la peine d’être emballés, se retrouvent à la poubelle. Cela vous fera également une collation ou un complément de repas pour plus tard!
En plus de ces conseils, le site J’aime manger mais pas gaspiller Canada présente une foule de ressources utiles qui vous permettront de mieux comprendre les enjeux et de mettre en pratique des stratégies pour vous nourrir de façon plus durable. Vous voulez diminuer votre empreinte écologique davantage en posant des petites actions dans différents sphères de votre vie? Consultez notre article 6 conseils pour réduire votre empreinte écologique cet été.

par Maria Camila Gallego Betancur | 10 juin 2020 | Environnement
Saviez-vous que, depuis le début de la pandémie, la consommation de sacs de plastique a augmenté de 20%? (TVA, 2020) L’appréhension écologique envers ce produit se dissipe dans la marée de préoccupations socio-sanitaires actuelles. Mais connaissez-vous la surprenante histoire de cet objet mal-aimé des environnementalistes? L’équipe de NOVA vous propose aujourd’hui un tour d’horizon.
Le sac de plastique : un produit aux nobles origines
Vous serez sûrement surpris d’apprendre que le sac de plastique a été envisagé comme une alternative écologique au sac de papier. C’est entre autres dans un souci de limiter la déforestation que l’ingénieur suédois Sten Gustaf Thulin a créé en 1959 le modèle à base de plastique. Sa vision? Un produit durable, facile à transporter et pouvant être réutilisé de nombreuses fois. Selon le fils de l’inventeur, l’idée de jeter le sac de plastique après un seul usage serait bizarre aux yeux de M. Thulin (BBC, 2019). Ce dernier transportait un sac plié dans sa poche partout où il se rendait.
Commercialisé par la société suédoise Celloplast en 1965, le sac de plastique a rapidement gagné de la popularité en Europe. Ce fut une véritable révolution, puisque les sacs de papier sans poignées se cassaient facilement et devenaient détrempés au contact avec l’eau. Dans les années 1980, il fait une percée importante aux États-Unis et devient un produit incontournable dans les épiceries et les magasins à l’échelle internationale. Parmi les avantages du sac de plastique, on notera aussi qu’il est très léger, robuste et polyvalent.
La pollution plastique, un enjeu environnemental criant
Malgré les bonnes intentions de l’inventeur, ce qui devait être un produit réutilisable est devenu un produit à usage unique. Le résultat? Une surproduction problématique pour l’environnement. Selon l’organisme Plastic Oceans, chaque Canadien utilise en moyenne 700 sacs de plastique par année. Or, la majorité de ces sacs ne sont pas recyclés et deviennent de la pollution plastique.
Un article publié en 2017 dans la revue Science Advances indique que près de 80 % des déchets plastiques se retrouvent dans les sites d’enfouissement ou dans l’environnement naturel. Des centaines d’années peuvent s’écouler avant qu’ils ne se décomposent. Ils présentent également un danger pour la vie sauvage. Les animaux marins, par exemple, peuvent confondre les sacs de plastique pour de la nourriture ou ingérer des particules plastiques qui se retrouvent ensuite dans la chaîne alimentaire. Plus alarmant encore, il est estimé que d’ici 2050, il y aura plus de plastique que des poissons dans les océans.
Différents types de sacs de plastique
Sacs de polyéthylène
Les sacs de plastique traditionnels sont fabriqués de polyéthylène, une matière à base de pétrole qui constitue la forme plastique la plus utilisée dans le monde. Ils peuvent venir en différentes densités, ce qui résulte en des sacs à plastique mince, plus flexibles et moins rigides, ou à plastique épais, plus robustes et durables. Cependant, il existe d’autres variantes que nous examinerons ici.
Sacs oxo-biodégradables
Ces produits sont aussi fabriqués à base de polyéthylène, mais ils contiennent un additif qui facilite la décomposition. D’un point de vue environnemental, ils sont très nocifs parce qu’ils libèrent du CO2 et laissent des particules de plastique invisibles qui ne se décomposent pas complètement. Ils contaminent donc les milieux naturels et peuvent même se rendre à la chaîne alimentaire. Leur utilisation à été interdite par la Commission européenne, mais demeure toujours légale au Canada. Certaines municipalités les ont bannis, d’autres non.
Sacs compostables
Ces sacs sont compostables puisque leur fabrication utilise des matières végétales (polymères naturels), commes des dérivés d’amidon de maïs, de pomme de terre ou de canne à sucre. Bien qu’ils se décomposent plus rapidement que les sacs conventionnels, ils nécessitent plus d’eau et d’énergie au moment de la production. Il faut par ailleurs prendre garde aux étiquettes, puisque ce ne sont pas tous les sacs biodégradables qui sont certifiés. En Amérique du Nord, la norme ASTM D6400i régit les matières plastiques pouvant être compostées dans les installations industrielles de compostage municipal. Les produits doivent être en mesure de se décomposer en moins de 180 jours dans des conditions spécifiques pour répondre aux exigences. Les certifications compostable du Bureau de la normalisation du Québec (BNQ), du Biodegradable products institute U.S (BPI) ou OK Compost vous permettront de les identifier.
Sacs réutilisables
Le plastique est également utilisé pour la fabrication de sacs réutilisables. On en distingue deux types : le sac en polypropylène tissé et le sac en polypropylène non tissé. Même si ces produits ont une meilleure durabilité que les sacs en plastique, ils nécessitent beaucoup plus de ressources, ce qui augmente leur empreinte carbone. Ils doivent donc être utilisés un grand nombre de fois pour offrir un meilleur rendement écologique. Sans oublier que le lavage récurrent de ces sacs nécessite de l’eau et de l’énergie.
Comment disposer des sacs de plastique?
Même lorsqu’ils sont biodégradables, les sacs de plastique ne doivent jamais être laissés dans les milieux naturels. Les sacs conventionnels doivent idéalement être recyclés, et les sacs certifiés biodégradables doivent être compostés. Les sacs oxo-biodégradables ne peuvent être ni recyclés ni compostés. Ceci est très important à tenir en compte, puisqu’ils peuvent devenir des sources de contamination si disposés au mauvais endroit.
Bien que le sac conventionnel de plastique figure sur la liste noire des environnementalistes depuis plusieurs années, il est inévitable dans certaines circonstances. Le sac de papier est de plus en plus populaire, à vous de juger lequel propose une solution plus écologique selon l’utilisation que vous prévoyez en faire!
par Maria Camila Gallego Betancur | 3 juin 2020 | Environnement
Saviez-vous que le 5 juin est la Journée mondiale de l’environnement? Depuis 1974, les Nations Unies soulignent cette journée pour conscientiser la population mondiale à l’importance des actions environnementales. Mais comment est née cette initiative? Quel a été son impact au fil des ans? Voici le portrait d’une date unique qui met à l’honneur la protection des ressources naturelles et des espèces vivantes de notre planète.
L’histoire d’une grande journée pour l’environnement
C’est en 1972, lors de la Conférence de Stockholm sur l’environnement humain, que l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 5 juin comme Journée mondiale de l’environnement. Pour qu’une date devienne officielle, elle doit être votée par une majorité à l’Assemblée des Nations Unies, puis décrétée par écrit dans une résolution. En 1974, la première célébration annuelle à saveur environnementale se tenait sous le thème de « Une seule planète terre ».
Au fil des décennies, ce point de repère dans le calendrier a permis de mettre en lumière de nombreux enjeux environnementaux et d’encourager la prise d’actions concrètes. En 1981, par exemple, la journée s’est axée sur les produits chimiques toxiques des eaux souterraines et des chaînes alimentaires. L’année suivante naissait le programme Montevideo, qui a rendu possible l’établissement d’accords internationaux majeurs décrétant l’élimination ou la diminution de certains produits chimiques dangereux.
En 1986, qui fut l’Année internationale de la paix, des dirigeants politiques et religieux se sont réunis à New York pour planter un arbre à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement. Un geste symbolique important pour marquer les liens qui existent entre les conflits et la destruction des ressources naturelles. À partir de 1987, un pays hôte est désigné chaque année pour tenir une exposition internationale pendant la semaine du 5 juin.
En 2000, un site internet dédié à la Journée mondiale de l’environnement a été lancé pour créer une communauté et permettre aux citoyens d’enregistrer des activités variées en lien avec la thématique proposée chaque année.
Une plateforme de sensibilisation et d’action pour l’environnement
Les journées internationales servent à mettre en lumière des problèmes sociaux, économiques et environnementaux. Elles sont des occasions pour unir les forces de diverses parties prenantes pour transmettre des messages qui vont générer des changements positifs.
En 2020, le pays hôte est la Colombie et la thématique proposée est « le temps de la nature » , qui nous amène à réfléchir sur la biodiversité et sur notre rôle pour freiner la disparition d’espèces en danger. Vous voulez en apprendre davantage sur la biodiversité et ses enjeux? Le site des Nations Unies propose un quiz ludique pour tous ainsi qu’un guide pratique à l’intention de divers groupes comme les entreprises, les municipalités, les institutions académiques, mais aussi les particuliers et la société civile.
Comment participer à cette Journée mondiale?
Le meilleur moyen de participer à la Journée internationale de l’environnement est de poser des gestes verts dans votre quotidien. Nous vous parlons dans notre dernier article de 6 conseils pour réduire votre empreinte écologique au cours de l’été, qui vous donneront sans doute quelques idées.
La ville de Montréal a par ailleurs été désignée comme capitale nord-américaine pour souligner la journée en 2020. Deux activités virtuelles ont de ce fait été organisées : un panel ayant comme thème « activer le potentiel humain en faveur de la biodiversité » ainsi qu’un concert de la musicienne et activiste environnementale Rebecca Foon. Retrouvez plus de détails sur le site web de la ville de Montréal.
par Maria Camila Gallego Betancur | 27 mai 2020 | Astuces
Avec l’arrivée du beau temps, les bonnes habitudes écoresposables mises en place depuis le début de l’année tendent à être oubliées. Voici donc 6 conseils à adopter dès maintenant pour réduire votre empreinte écologique et passer un été plus vert.
1. Acheter local
Le commerce en ligne a connu une montée fulgurante au cours des derniers mois. Toutefois, lorsque vous achetez des produits d’entreprises étrangères, l’empreinte écologique de ceux-ci augmente considérablement. Le panier bleu, une initiative gouvernementale, constitue un bon point de départ pour trouver des entreprises près de chez vous. De plus, certains organismes ont mis en place des groupes facebook pour promouvoir des services et des produits offerts localement. Il est possible d’y afficher des initiatives locales ou de demander des recommandations. Achat local Sherbrooke et Achat local Granby en sont des exemples. Une recherche rapide vous permettra sans doute de trouver des initiatives dans votre municipalité.
À l’épicerie, vérifiez la provenance des aliments pour faire un choix plus éclairé. Vous aurez une bonne idée de la route parcourue par les produits avant d’atterrir sur la tablette. Encore mieux, achetez des produits frais à votre marché local ou visitez des fermes de la région! Une belle activité en famille pour faire découvrir à vos enfants comment sont cultivés leurs fruits et légumes préférés.
2. Privilégier la vaisselle jetable compostable
Avec l’arrivée de la saison estivale, les pique-niques et les petits rassemblements extérieurs vous permettront de profiter du beau temps au maximum. La vaisselle jetable s’avère une solution pratique pour servir vos spécialités sans vous préoccuper de transporter et de laver vos plats ou vos ustensiles. Cependant, ces produits sont souvent fabriqués en styromousse (aussi appelé polystyrène) ou autres matières plastiques qui nuisent grandement à l’environnement. Opter pour de la vaisselle jetable écoresponsable est un excellent moyen de réduire votre empreinte écologique tout en profitant de la commodité qu’elle apporte. Les matériaux comme la bagasse ou le PLA sont 100 % compostables et font des produits d’excellente qualité. Consultez notre article sur les différents types d’assiettes compostables ainsi que celui sur ustensiles jetables compostables afin de connaître les différentes alternatives écologiques qui s’offrent à vous.
3. Éviter les emballages en plastique
L’utilisation de sacs réutilisables à l’épicerie est devenue une habitude bien ancrée chez les Québécois. Pour rendre vos achats encore plus écoresponsables, privilégiez les produits qui ne viennent pas emballés individuellement. Selon Parcs Canada, plus de 8 millions de tonnes de plastique sont jetées dans les océans chaque année. En plus de constituer une menace pour les animaux marins, ces produits contaminent la chaîne alimentaire et peuvent prendre jusqu’à 1000 ans pour se décomposer. Songez alors à apporter des sacs à légumes à l’épicerie et préparez plus de recettes à la maison pour éviter les emballages des aliments prêts-à-manger.
4. Encourager les entreprises à adopter des comportements écoresponsables
Gardez en tête que les entreprises survivent grâce aux consommateurs et qu’elles feront leur possible pour vous garder satisfaits. Si vous démontrez votre intérêt envers les pratiques et les produits écoresponsables, elles porteront plus d’attention à cet aspect lors de la prise de décisions. N’hésitez donc pas, par exemple, à demander aux restaurateurs s’ils utilisent de la vaisselle jetable écologique. Plusieurs matériaux écoresponsables constituent de bonnes alternatives au plastique ou autres dérivés de pétrole. Et bien sûr, félicitez les entreprises qui adoptent déjà des comportements écoresponsables! Elles apprécieront de savoir que leurs efforts environnementaux sont valorisés. Pour éviter de tomber dans le piège d’engagements écologiques trompeurs, consultez notre article Le greenwashing et ses 7 péchés.
5. Diminuer sa consommation de viande
La forte empreinte écologique de la viande est due notamment au processus de digestion des ruminants, qui dégage d’importantes quantités de méthane (CH4). Selon un article de Radio-Canada, ce gaz à effet de serre est considéré comme étant de 25 à 32 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2) en matière de réchauffement climatique. La diminution de la consommation de viande est donc bénéfique pour la planète, comme l’indique un rapport de l’ONU du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GEIC), rédigé par plus de 100 chercheurs de différents pays. Profitez de l’été pour essayer de nouvelles recettes en famille et revoir vos habitudes alimentaires afin qu’elles nuisent le moins possible à la planète!
6. Inspirer les autres et faire entendre sa voix
Bien que l’action environnementale de chacun soit limitée, c’est la somme des petits gestes qui compte! Partagez vos idées écolo avec des amis, et qui sait, vous allez peut-être en inspirer plus d’un à prendre des actions concrètes pour diminuer leur empreinte écologique! Vous pouvez même faire part de vos idées à vos élus municipaux pour favoriser l’adaptation de pratiques écoresponsables dans votre quartier ou votre ville.
Aller plus loin pour réduire son empreinte écologique
Vous voulez porter votre engagement à un autre niveau? L’initiative sherbrookoise Défi Carbone – Vivre bien propose des actions concrètes à poser pour réduire notre empreinte carbone à travers 5 thématiques divisées selon les différentes périodes de l’année. Plusieurs municipalités offrent par ailleurs des subventions pour certains produits qui diminuent l’empreinte écologique, comme les barils de récupération de pluie, les toilettes à faible débit et l’achat d’arbres. Renseignez-vous sur les mesures d’aide de votre municipalité!
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